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Moyen Orient et Monde - Honduras

Le gouvernement putschiste admet un retour au pouvoir de Zelaya

Le gouvernement putschiste du Honduras a admis hier pour la première fois la possibilité d'un retour au pouvoir du président déchu Manuel Zelaya, point d'achoppement d'un plan de sortie de crise soutenu par la communauté internationale. Il a également annoncé sa volonté d'abroger le jour même un décret qui restreint les libertés depuis une semaine, accédant à une des conditions posées par M. Zelaya pour dialoguer avec le gouvernement de Roberto Micheletti, issu d'un coup d'État. M. Micheletti a dit avoir pris cette décision parce que le pays est rentré « dans le calme ». Deux médias opposés au coup d'État, Radio Globo et la chaîne 36 de télévision, avaient été fermés hier au nom du décret permettant également les arrestations sans mandat. M. Micheletti a laissé entendre qu'il admettait le retour au pouvoir de M. Zelaya uniquement après les élections législatives et présidentielle du 29 novembre.
M. Zelaya a été renversé le 28 juin par un coup d'État et expulsé du pays le jour où il avait organisé une consultation populaire pour changer la Constitution, qui interdit notamment à un président de briguer un second mandat. Son mandat devait expirer le 27 janvier 2010. M. Micheletti avait toujours rejeté catégoriquement un retour au pouvoir du président déchu. Il était d'accord pour que M. Zelaya revienne au Honduras, mais uniquement pour se présenter devant la justice. Ce refus avait fait échouer en juillet un plan de sortie de crise soutenu par la communauté internationale et proposé par le président du Costa Rica, Oscar Arias. Le plan, qui devrait servir de base cette semaine à un possible dialogue entre le gouvernement putschiste et le président déchu, prévoit un retour au pouvoir de M. Zelaya, la formation d'un gouvernement d'union nationale et une présidentielle anticipée. Le président déchu a proposé hier au gouvernement putschiste de signer « immédiatement » le plan Arias, a-t-il dit à l'AFP par téléphone depuis l'ambassade du Brésil où il s'est réfugié depuis son retour clandestin au Honduras, le 21 septembre. En plus de l'annulation du décret qui rapproche le Honduras d'un état de siège, M. Zelaya demande la levée du siège militaire de l'ambassade du Brésil pour entamer un dialogue « sincère ».
Le gouvernement putschiste du Honduras a admis hier pour la première fois la possibilité d'un retour au pouvoir du président déchu Manuel Zelaya, point d'achoppement d'un plan de sortie de crise soutenu par la communauté internationale. Il a également annoncé sa volonté d'abroger le jour même un décret qui restreint les libertés depuis une semaine, accédant à une des conditions posées par M. Zelaya pour dialoguer avec le gouvernement de Roberto Micheletti, issu d'un coup d'État. M. Micheletti a dit avoir pris cette décision parce que le pays est rentré « dans le calme ». Deux médias opposés au coup d'État, Radio Globo et la chaîne 36 de télévision, avaient...
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