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Moyen Orient et Monde - Égypte

Farouk Hosni accuse l’Unesco d’être « politisée »

Le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, a accusé, hier au Caire, l'Unesco d'être devenue « politisée », au lendemain de l'échec de sa candidature controversée pour en devenir directeur général. « Le candidat égyptien avait contre lui tous les journaux et les pressions sionistes », a-t-il affirmé. « Il y a eu des groupes juifs dans le monde qui ont eu une très grande influence sur la question », a-t-il soutenu. M. Hosni a également reproché à l'ambassadeur américain à l'Unesco de s'être « activé avec force et avec tous les moyens à sa disposition » contre lui. Le candidat malheureux était au départ le grand favori de la course. Le ministre égyptien, qui se présente comme le représentant du monde arabe et du Sud en général, a estimé que l'affaire reflétait le « conflit entre le Nord et le Sud. Il faut toujours que le Nord soit celui qui contrôle le Sud ». M. Hosni a toutefois souhaité que « la nouvelle présidente de l'Unesco réussisse dans son travail. Elle a devant elle une mission très difficile ». « Nous avons dépassé cette question », a-t-il conclu, affirmant que le président égyptien, Hosni Moubarak, lui avait conseillé d'oublier l'affaire.
Pour leur part, la presse et les intellectuels égyptiens se sont déchaînés contre le « lobby juif » et le « choc des civilisations ». Le quotidien al-Ahram al-Messai a attribué l'échec cuisant de M. Hosni à « des attaques indignes de la part d'intellectuels juifs en France » et aux efforts de sape « de l'ambassadeur américain à l'Unesco ainsi que des médias sionistes en Europe et aux États-Unis ». Le journal al-Ahrar a dénoncé une « campagne féroce de l'administration américaine, sous pression juive ». Le pouvoir égyptien, qui s'était engagé massivement en faveur de M. Hosni, est en revanche resté discret sur ce revers. À Paris, l'ambassadeur d'Égypte, Nasser Kamel, s'est refusé à spéculer sur cet échec.
En revanche, les organisations juives et les intellectuels qui s'étaient battus contre la candidature de M. Hosni ont salué hier une « victoire de la raison » après le choix de la Bulgare Irina Bokova, selon le terme de Shimon Samuels, directeur du Centre Simon Wiesenthal, qui lutte contre l'antisémitisme.

Le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, a accusé, hier au Caire, l'Unesco d'être devenue « politisée », au lendemain de l'échec de sa candidature controversée pour en devenir directeur général. « Le candidat égyptien avait contre lui tous les journaux et les pressions sionistes », a-t-il affirmé. « Il y a eu des groupes juifs dans le monde qui ont eu une très grande influence sur la question », a-t-il soutenu. M. Hosni a également reproché à l'ambassadeur américain à l'Unesco de s'être « activé avec force et avec tous les moyens à sa disposition » contre lui. Le candidat malheureux était au départ...
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