Parallèlement, l'Iran et l'AIEA ont convenu d'un « nouveau cadre de coopération » concernant l'enquête de l'agence sur les activités nucléaires de Téhéran, a indiqué le chef de l'Agence iranienne pour l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi, sans communiquer plus de détails.
Par ailleurs, Javier Solana, le diplomate en chef de l'UE, a annoncé hier que la rencontre sur le nucléaire entre l'Iran et les grandes puissances prévue le 1er octobre, sans doute celle de la dernière chance avant de nouvelles sanctions occidentales, aura « très probablement » lieu en Turquie. La Turquie avait déjà accueilli une réunion de ce type en avril 2007. De son côté, le ministère français des Affaires étrangères a estimé hier qu'il revenait à l'Iran de restaurer la confiance internationale sur son programme nucléaire et a affirmé attendre des « gestes concrets » le 1er octobre. Interrogé pour savoir si la recherche de sanctions supplémentaires était désormais mise de côté, le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valéro, a répondu par la négative. « Les sanctions sont naturellement sur la table au cas où il y aurait une erreur de choix de l'Iran », a-t-il déclaré.
Le président russe, Dmitri Medvedev, a pour sa part déclaré que les sanctions contre l'Iran étaient « peu efficaces », mais « parfois inévitables ». « Nous espérons que l'Iran se montrera coopératif avec le groupe 5+1 », a-t-il ajouté, tout en faisant part de « l'inquiétude » de la Russie et des pays du Moyen-Orient quant aux objectifs poursuivis par l'Iran.
Moscou a par ailleurs affirmé que Téhéran est prêt à des « discussions constructives » avec les grandes puissances sur son programme nucléaire au vu des dernières propositions qu'il a remises.
À Washington, la secrétaire d'État Hillary Clinton a déclaré hier que les États-Unis ont clairement signifié à l'Iran qu'il devait aborder « de front » le sujet de son programme nucléaire dans toutes les négociations. De son côté, lors d'une rencontre à l'Élysée avec les députés UMP, le président français Nicolas Sarkozy a affirmé que le fait que « l'Iran travaille aujourd'hui sur un programme nucléaire » militaire était « une certitude pour tous nos services secrets ». M. Sarkozy « ne serrera pas la main de quelqu'un (le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, NDLR) qui veut rayer Israël de la carte ». « Mais j'ai dit en même temps à (Benjamin) Netanyahu (le Premier ministre israélien) qu'Israël doit arrêter sa politique folle de colonisation. »


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