Parmi les trois femmes proposées pour entrer au gouvernement, seule Marzieh Vahid Dastjerdi a obtenu la confiance des députés, avec 175 voix sur 286 votants, et sera ministre de la Santé. Elle devient ainsi la première à faire son entrée au cabinet depuis la révolution islamique de 1979. « Les femmes ont atteint leurs vieux espoirs d'avoir une femme au gouvernement pour défendre leurs demandes. Je pense que c'est un pas très important pour les femmes. Aujourd'hui, je suis fière et j'ai la tête haute », a déclaré cette gynécologue, mariée, qui a fait ses études de médecine à l'université de Téhéran. Elle a dirigé l'hôpital Rouin Tan de Téhéran et est à la tête de l'hôpital Arash de Téhéran depuis 5 ans.
Fatemeh Ajorlou (Sécurité sociale) et Soussan Keshavarz (Éducation) n'ont pas passé le cap des 144 voix nécessaires pour être nommées. Le ministre proposé pour occuper le poste de l'Énergie, Mohammad Aliabadi, n'a pas non plus obtenu la confiance des députés.
Le nouveau ministre de la Défense, Ahmad Vahidi, contre lequel Interpol a diffusé un avis de recherche pour son éventuelle implication dans un attentat antijuif en Argentine, a en revanche obtenu 227 voix. M. Vahidi a considéré la décision du Parlement de le nommer comme « une gifle à Israël ».
Dans une déclaration avant le début du vote, M. Ahmadinejad avait appelé les députés à accorder la confiance à ses 21 ministres pour donner une « réponse ferme aux puissances oppressives ». « Un vote unanime pour les 21 membres du gouvernement va faire plaisir au guide suprême (Ali Khamenei) et sera une gifle pour les puissances oppressives », avait-il ajouté, se félicitant du « débat libre et ouvert » au Parlement, qui a démontré que l'Iran est « une vraie démocratie ».
Lors des débats commencés dimanche, des députés, dont des ténors du camp conservateur, étaient intervenus pour critiquer certains choix du président. Hier, plusieurs parlementaires ont dénoncé le manque de compétences de Massoud Mir Kazemi, ministre sortant du Commerce, proposé pour le portefeuille du Pétrole. Ce ministère requiert un « travail spécialisé. Il ne pourra pas s'appuyer sur ses conseillers et adjoints pour prendre des décisions », a déclaré le député conservateur Hamid Katouzian. M. Mir Kazemi a fait l'objet de deux motions de censure au cours des quatre dernières années en raison de l'inflation galopante. Intervenant devant les députés, M. Mir Kazemi a déclaré que l'Iran avait besoin de « 140 milliards de dollars pour développer ses projets pétroliers en amont et de 50 milliards de dollars pour le développement des projets en aval » et estimé que la production devait être augmentée de « 4,3 millions de barils par jour (mbj) à 5,1 mbj ».


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