Un député réformateur, Jamshid Ansari, a mis en garde contre la « militarisation du climat politique » en Iran, en critiquant la nomination à l'Intérieur d'un militaire, Mostafa Mohammad Najar. « Je suis fier d'être militaire », a répondu le général Najar, en insistant sur le fait que les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime au sein de laquelle il a servi, sont une force « culturelle, religieuse et militaire ». « Dans de nombreux pays qui prétendent être des démocraties, des militaires font partie du cabinet (...). Colin Powell était lui-même ministre de la Défense avant d'être nommé secrétaire d'État », a déclaré pour sa part le député Rouhollah Jani Abbaspour, prenant la défense de M. Najar.
Plus tôt dans la journée, des députés avaient critiqué la nomination de Kamran Daneshjou au portefeuille des Sciences, de la Recherche et des Technologies. Actuellement vice-ministre de l'Intérieur, M. Daneshjou était chargé d'organiser la présidentielle contestée du 12 juin. Certains députés ont également critiqué M. Daneshjou en affirmant que son doctorat obtenu dans une université londonienne était un « faux ».
Pour le portefeuille de la Défense, le président Ahmadinejad a choisi le général Ahmad Vahidi, pourtant recherché depuis 2007 par Interpol pour son implication présumée dans un attentat antisémite meurtrier en Argentine en 1994. Selon des députés, plusieurs ministres pressentis n'obtiendront pas la confiance du Parlement.


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