Les aides publiques apportées par un État européen « ne peuvent être liées à des conditions non commerciales supplémentaires concernant la localisation des investissements ou la répartition géographique des mesures de restructuration », a déclaré l'un de ses porte-parole, Ton Van Lierop, en rappelant une mise au point de Bruxelles sur le sujet, déjà publiée en mai.
De telles conditions seraient contraires aux règles européennes.
« Si l'UE ambitionne de maintenir autant d'emplois que possible, les aides nationales dans ce cadre ne doivent pas limiter la liberté des industriels à développer leurs activités (comme ils le souhaitent) au sein du marché intérieur » européen, a dit le porte-parole.
Le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, également candidat des sociaux-démocrates à la chancellerie lors des élections législatives de fin septembre, s'est dit partisan d'une telle condition dans une interview publiée dimanche par l'hebdomadaire Bild am Sonntag.
L'argent des contribuables allemands devrait être donné uniquement en faveur d'une solution « qui maintienne les quatre sites allemands d'Opel et leur offre un bon avenir », a-t-il dit.
Les autorités belges, en particulier en Flandre (Nord), se sont régulièrement plaintes ces derniers mois du manque de solidarité européenne sur ce dossier. Elles reprochent à demi-mot à l'Allemagne de ne chercher qu'à sauver les usines allemandes de la filiale de General Motors (GM), au détriment des autres sites du constructeur en Europe, comme celui situé à Anvers.
GM n'a toujours pas pris position entre les deux offres de reprise qui restent sur la table pour Opel : celle du canadien Magna, adossée à la banque et aux constructeurs automobiles russes Sberbank et GAZ, et celle du fonds d'investissement RHJ.
Tant les conservateurs allemands de la chancelière Angela Merkel que les sociaux-démocrates ont fait du sauvetage du groupe automobile une priorité.


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