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Cinema- - Entre Parenthèses

On a tous marché sur la Lune

C'était il y a quarante ans. L'homme foulait pour la première fois le sol lunaire. Cette lune si belle, si humble, si discrète. Devant ce dieu Râ si présomptueux, si plein de sa lumière, elle a su, à travers les siècles et au fil des âges, se faire petite jusqu'à atteindre plus que son croissant. Cette lune qui a hanté astronomes, scientifiques, explorateurs et hommes de lettres ; qui a piqué leur curiosité et suscité moult interrogations ; cette lune finalement que les habitants de la terre semblaient déjà connaître, de Jules Verne à Hergé.
Objectif Lune. C'est là que l'aventure exotique commence pour le bédéiste belge qui poursuivra l'exploration avec On a marché sur la Lune, 15 ans avant Apollo 11 et Spoutnik.  De très nombreuses parties de ces albums, tant esthétiques et techniques que scénaristiques, s'inspirent très largement du film  La Femme sur la Lune de Fritz Lang,  sorti en 1929, ainsi que de Destination... Lune ! de Robert Heinlein et Chestley Bonestell (1950), et qui reçut l'Oscar des meilleurs effets visuels pour Lee Zavitz.
Pour Gérard Camy (Télérama) : « Cette Femme sur la Lune est à la fois la dernière œuvre muette de Fritz Lang et l'ultime superproduction des studios UFA avant la crise de 1929. Mais derrière l'évasion magique de la science-fiction, le film puise son originalité dans le réalisme pointilleux d'une recherche spatiale menée alors par les savants Hermannn Oberth et Fritz von Hoppel, conseillers techniques sur le film et futurs artisans de la conquête de l'espace. » Avec ses cratères obscurs, la lune avait pourtant déjà inspiré Georges Méliès qui la reproduisit avec une imagination débridée dans son Voyage dans la Lune en 1902.
Mais qui est-elle pour demeurer toujours dans l'ombre du grand Hélios ? Pour se faire violer par le genre humain tout en restant digne ?  Elle est cet astre bleu qui inspire souvent les amoureux. Blue Moon chantent les troubadours, mais leur chanson n'est pas reprise authentiquement sur grand écran. La lune ne servira plus aux  escapades cinématographiques, ni aux explorations fantastiques, ni même aux divagations les plus folles. Elle n'est plus que le refuge des cœurs blessés. La Lune dans le caniveau (1983), Les nuits de la pleine lune (1984) : deux œuvres de Jean-Jacques Beinex et Eric Rohmer où les dialogues, les images deviennent lumière. Et quoi de mieux qu'un Moonlighting (série télévisée en 1985) sur fond de musique d'Al Jarreau, pour propulser le cher  Bruce Willis vers le rayon des stars.
Et même si par moments la lune se fait amère et crée des multitudes de Lunes de fiel à la Roman Polanski, cela ne nous empêche pas de l'aimer et de vouloir l'emprunter à notre ami Pierrot. « Cette  lune trop blême qui pose un diadème sur tes cheveux roux ; cette lune trop rousse de gloire éclabousse ton jupon plein d'trous ; cette  lune trop pâle qui caresse l'opale de tes yeux blasés... »
Enfin, cet astre si fier et néanmoins si doux qui inspira les pas lunaires d'un certain Bambi de la chanson et qui l'emmena droit vers le firmament.

C'était il y a quarante ans. L'homme foulait pour la première fois le sol lunaire. Cette lune si belle, si humble, si discrète. Devant ce dieu Râ si présomptueux, si plein de sa lumière, elle a su, à travers les siècles et au fil des âges, se faire petite jusqu'à atteindre plus que son croissant. Cette lune qui a hanté astronomes, scientifiques, explorateurs et hommes de lettres ; qui a piqué leur curiosité et suscité moult interrogations ; cette lune finalement que les habitants de la terre semblaient déjà connaître, de Jules Verne à Hergé. Objectif Lune. C'est là que l'aventure exotique commence pour le bédéiste belge qui poursuivra l'exploration avec On a marché...
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