Le déficit est ressorti à 6,5 milliards de livres (7,6 milliards d'euros) en juin, contre 6,2 milliards le mois précédent (chiffre révisé à la baisse par rapport à une estimation initiale de 6,3 milliards), a précisé l'ONS dans un communiqué.
Les économistes tablaient sur un déficit inchangé, autour de 6,2 milliards de livres, selon une compilation de leurs estimations publiée par la banque Calyon.
Le déficit avec les autres membres de l'Union européenne s'est légèrement réduit, à 2,8 milliards de livres contre 3 milliards en mai, mais celui avec les autres États s'est en revanche creusé de 3,2 à 3,6 milliards de livres.
Les échanges de services, traditionnellement excédentaires au Royaume-Uni, ont quant à eux dégagé un solde positif de 4,3 milliards de livres, inchangé par rapport à mai.
Du coup, en incluant ces échanges de services, le déficit commercial total s'est creusé à 2,2 milliards de livres en juin, contre 1,9 milliard en mai.
Cependant, Howard Archer, économiste chez IHS Global Insight, a trouvé des motifs d'encouragement derrière ces chiffres.
Il a relevé que le déficit total était le deuxième plus faible enregistré depuis le début de l'année, et qu'en excluant la balance pétrolière (redevenue négative après un léger excédent en mai), le déficit des échanges de biens était inférieur à sa moyenne de l'an dernier et du premier semestre.
Et selon lui, « on peut espérer que la demande s'améliorera dans les prochains mois dans les principaux pays d'export du Royaume-Uni, grâce à la dépréciation de la livre » par rapport aux autres grandes devises.


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