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Moyen Orient et Monde - Irak

Les intellectuels se mobilisent contre les « menaces » d’un parti chiite

Les intellectuels irakiens se sont mobilisés hier contre les menaces proférées, selon eux, par un député chiite à l'encontre d'un collègue qui avait accusé son parti d'être derrière le hold-up sanglant d'une banque à Bagdad. « Nous nous réunissons pour préparer une manifestation importante des intellectuels rue al-Moutanabi (à Bagdad) après les menaces proférées contre un journaliste du quotidien as-Sabah », a déclaré à l'AFP Ziad al-Ajili, directeur de l'Observatoire de la liberté des journalistes. Selon lui, « la menace lancée par Jalaleddine al-Saghir est claire, spécialement quand il a dit que l'auteur de l'article était "personne", ce qui signifie qu'il n'a aucun appui, et c'est une incitation au meurtre », a ajouté M. Ajili.
Interrogé par l'AFP, Jalaleddine al-Saghir, un dirigeant du Conseil supérieur islamique d'Irak (CSII), a affirmé n'avoir menacé personne de mort : « Ce que j'ai dit, c'est que nous allons poursuivre en justice les journalistes d'as-Sabah. Pour moi, la liberté de la presse est sacrée, mais certains dénaturent cette profession en usant de la diffamation. »
Ahmad Abdel Hussein, journaliste et écrivain, avait dans un article publié le 4 août accusé, sans le nommer, le CSII d'être derrière l'un des plus importants hold-up de l'histoire récente de l'Irak, qui s'était soldé, le 28 juillet, par le meurtre de huit policiers et le vol de près de 4 millions de dollars qui ont été ensuite retrouvés. Cinq suspects ont été arrêtés. Le cerveau du hold-up était un officier de la garde du vice-président Adel Abdel Mehdi, du CSII. Le journaliste a affirmé que l'argent volé devait aider à financer la campagne du CSII pour les législatives de janvier.
D'autre part, un Britannique et un Australien, employés d'une société de sécurité privée en Irak, ont été tués hier dans une fusillade à Bagdad, et deux suspects britanniques ont été arrêtés, a indiqué l'ambassade de Grande-Bretagne. Selon la société qui employait les victimes, ArmorGroup, le Britannique se nomme Paul McGuigan et l'Australien se nomme Darren Hoare. « Nous travaillons avec les autorités irakiennes pour déterminer les circonstances de leur mort », a ajouté la société.
Les intellectuels irakiens se sont mobilisés hier contre les menaces proférées, selon eux, par un député chiite à l'encontre d'un collègue qui avait accusé son parti d'être derrière le hold-up sanglant d'une banque à Bagdad. « Nous nous réunissons pour préparer une manifestation importante des intellectuels rue al-Moutanabi (à Bagdad) après les menaces proférées contre un journaliste du quotidien as-Sabah », a déclaré à l'AFP Ziad al-Ajili, directeur de l'Observatoire de la liberté des journalistes. Selon lui, « la menace lancée par Jalaleddine al-Saghir est claire, spécialement quand il a dit que l'auteur de l'article était "personne", ce...
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