Le ministère du Tourisme n'a en effet toujours pas publié les chiffres officiels portant sur l'activité touristique du mois dernier. Ils devront toutefois être rendus publics dans les quelques jours à venir. En attendant, ces chiffres préliminaires révèlent que le nombre total de touristes aurait dépassé la barre d'un million fin juillet, plus de 760 000 visiteurs ayant déjà été recensés au premier semestre. Il s'agirait ainsi d'un record historique, le Liban n'ayant jamais accueilli autant de touristes sur les sept premiers mois d'une année.
Cette forte croissance est sans doute le résultat du maintien de l'accalmie politique depuis la conclusion de l'accord de Doha en mai 2008, mais aussi du bon déroulement des dernières élections législatives. L'activité touristique a d'ailleurs repris de plus belle au lendemain du scrutin, comme en témoignent les chiffres des deux mois précédents durant lesquels près de 450 000 visiteurs ont foulé le sol libanais. En parallèle, « nombreux sont les hôtels à afficher complet depuis le début de la saison », a souligné Sardouk, qui prévoit l'arrivée d'un million supplémentaire de visiteurs d'ici à la fin de l'année. « Nous nous attendons en effet à près de 300 000 touristes en août, 250 000 en septembre, sous l'impulsion notamment de la fête du ramadan et des Jeux de la francophonie, et de plus de 500 000 entre octobre et décembre », a-t-elle indiqué.
Si le Liban atteint les deux millions de touristes cette année, il aura ainsi battu tous les records historiques, notamment celui de 1974, date à laquelle 1,4 million de touristes avaient visité le pays du Cèdre. Encore faut-il tout faire pour éviter un second été 2006, notamment à la lumière des dernières déclarations (peu rassurantes) du ministre israélien de la Défense Ehud Barak, et surtout précipiter la formation du gouvernement pour préserver l'unité interne et pouvoir saisir cette occasion en or sur le plan économique.


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