...quand l'électricité se coupe à 18 heures tapantes ; sans une minute de plus ou de moins ; ce qui fait pâlir d'envie tous les big ben et tous les coucous (suisses) du monde ;
...quand nos parcmètres (encore et toujours) affichent la journée le tarif de 1 000 livres libanaises l'heure et 3 000 livres libanaises en soirée au centre-ville (sans, bien sûr, que nul ne puisse vous faire de la petite monnaie dans les parages) ;
...quand nos avions sont surbookés l'été (grâce/à cause des touristes ?) et que nous sommes obligés de faire Tombouctou-Nouméa avant de débarquer à Istanbul ;
...quand nous faisons nos formalités par la Poste... et que nous sommes obligés de chercher par la suite dans quelle Poste la formalité a échoué, car le préposé qui-est-passé-deux-fois-chez-nous-ne-nous-a-pas-trouvés ;
...quand les divers festivals de l'été ne commencent jamais à l'heure (pour cause d'embouteillages), mais qu'il est précisé sur les tickets que le spectacle débutera à 20h30 « précises » ;
...quand nous avons la possibilité de payer la « mécanique » de nos bonnes vieilles autos à la banque, mais qu'on ne peut pas le faire les cinq derniers jours du mois pour cause de « surcharge » de travail dans ces mêmes banques, ou parce qu'ils n'ont plus de vignettes.
Mais pour être en Suisse, il faut des Suisses. Et comme on n'est « que » Libanais, il faut faire avec et se consoler de n'être que « la Suisse du Moyen-Orient ».

