Dans le script d'une de ses conversations présumées avec la prostituée Patrizia D'Addario, tel que le publient des médias italiens, M. Berlusconi vante auprès d'elle les mérites de sa vaste villa de Sardaigne, où l'on peut trouver un faux volcan ou des lacs artificiels. Dans cette conversation, qu'elle avait enregistrée discrètement, le milliardaire, âgé de 72 ans, décrit sa propriété sarde et dit au passage : « Ici, nous avons découvert 30 tombes phéniciennes datant de 300 avant Jésus-Christ. » L'enregistrement audio, dernier en date d'une série de conversations entre M. Berlusconi et Mme D'Addario qui captivent les Italiens, a été diffusé sur le site Internet de l'hebdomadaire L'Espresso.
En vertu du droit italien, les découvertes archéologiques effectuées sur une propriété privée doivent être obligatoirement signalées aux autorités, afin qu'elles aillent se rendre compte par elles-mêmes, répertorient les trouvailles, voire décident de fouilles. Or, des journaux italiens rapportent que les services du patrimoine italien, en Sardaigne, ignoraient tout de ce site phénicien, qui, selon les archéologues, serait une importante découverte si l'information était confirmée. Les démocrates (opposition de centre gauche) ont exigé que soit M. Berlusconi, soit le ministre de la Culture, Sandro Bondi, s'exprime devant le Parlement sur la découverte présumée et explique, le cas échéant, pourquoi elle n'a pas été signalée aux services compétents. La Fédération nationale des archéologues a dit ignorer l'existence du site en question, ajoutant que s'il existait, il serait susceptible de révéler bon nombre d'aspects de civilisations anciennes s'étant installées en Sardaigne.
Hier également, L'Espresso titrait en couverture « Sex and the Silvio » et déclarait que certains hommes politiques se posent la question : « Berlusconi peut-il continuer à gouverner le pays ? »


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