Dans ce contexte, l'évolution des loyers se stabilise à l'image de la courbe des prix du neuf. Les tarifs se maintiennent à leur niveau de l'été 2008. Mais les baisses ne sont pas rares. Plusieurs propriétaires consentent des réductions afin de s'adapter à la demande et de réduire les délais d'attente.
Les loyers dans les quartiers centraux de Beyrouth fluctuent principalement de 100 à 150 dollars le mètre carré annuel. Par contre, le mètre carré s'envole pour les produits de qualité et au centre-ville principalement à Saifi Village très apprécié par les étrangers. Néanmoins, plus le loyer est élevé (supérieur à 70 000 dollars annuels) plus les chances de trouver un locataire rapidement sont réduites. Les étrangers capables de payer de telles sommes ne courent pas les rues.
Le nombre de logements à la location n'a cessé d'augmenter depuis la multiplication des projets résidentiels. La hausse des prix a également encouragé les investisseurs à se tourner vers ce type de placement. Aujourd'hui, la presse locale regorge de petites annonces de location. Les choix ne manquent pas. Une bonne nouvelle pour les clients ! Faire de bonnes affaires est possible si l'on sait comparer. Ainsi informés, ils sont armés pour dénicher les arnaques et les abus, c'est-à-dire les loyers définis à la tête du client. Bien que ce soit souvent l'employeur qui paie le loyer, il n'est pas nécessaire que le locataire accepte aveuglément les loyers demandés.
Le marché est essentiellement conditionné par la présence des diplomates et des expatriés occidentaux (surtout les cadres et le personnel de grandes multinationales). Leur demande truste la quasi-totalité des produits haut de gamme dans les beaux quartiers de Beyrouth (Saifi Village, Furn el-Hayek et Ras Beyrouth). C'est la clientèle la plus recherchée par les agences immobilières qui se livrent une belle bataille pour lui trouver l'appartement adéquat. Les budgets dépassent les 3 000 dollars mensuels.
La clientèle locale reste très frustrée par les tarifs demandés. Sa capacité varie généralement de 1 000 à 2 000 dollars mensuels. Malheureusement, les produits à ces tarifs sont rares et souvent en mauvaise condition. Les étudiants, les jeunes salariés désireux de quitter le cocon familial et les cadres célibataires recherchent principalement de petites surfaces proches des universités (comme Ras Beyrouth) ou des quartiers de loisir (tels que Gemmayzé). Beaucoup se contenteraient d'un studio, mais le concept est encore très récent sur le marché. Heureusement, quelques promoteurs sont en train d'exploiter le filon et d'ici à quelques années, ce type de produits sera plus accessible. De leur côté, les familles incapables - à l'heure actuelle - d'acquérir un logement peuvent trouver un logement en périphérie de la capitale.
Au cours de la saison estivale, la demande de location pour de courtes périodes de 1 à 3 mois explose. Malheureusement, les logements disponibles sont limités. Les propriétaires rechignent encore à louer pour quelques semaines de peur de ne pas trouver de locataires le reste de l'année.
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