De son côté, le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a lancé un avertissement à l'Iran concernant les détentions d'employés de l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran. « Si cette action se poursuit et que nous sommes obligés d'agir, nous agirons ensemble avec nos partenaires européens », a affirmé M. Brown à Évian (centre-est de la France) au cours d'une conférence de presse commune avec le président français, Nicolas Sarkozy, à l'issue d'un sommet franco-britannique. « Nous sommes d'accord sur le fait que le résultat de l'élection iranienne regarde le peuple iranien. Mais les expulsions totalement injustifiées de diplomates et la détention d'employés d'ambassade sont inacceptables et injustifiées », a-t-il affirmé. « Nous sommes totalement solidaires de nos amis britanniques vis-à-vis des dirigeants iraniens », a martelé pour sa part M. Sarkozy. Les dirigeants britanniques « peuvent compter sur notre solidarité totale. Nous ferons ce qu'ils souhaitent, nous avons été particulièrement choqués des attaques très injustes, hors de proportion, à l'endroit du gouvernement britannique », a ajouté le chef de l'État français. « Vraiment, le peuple iranien mérite mieux que les dirigeants d'aujourd'hui », a-t-il encore estimé. Les pays de l'UE ont décidé vendredi dernier de convoquer tous les ambassadeurs d'Iran pour protester contre l'attitude de Téhéran à l'égard de la Grande-Bretagne.
Neuf employés locaux de l'ambassade britannique avaient été arrêtés le 28 juin, après les manifestations contre la réélection de M. Ahmadinejad. Londres a confirmé hier qu'un huitième employé de l'ambassade avait été libéré, dans la nuit de dimanche à lundi, par les autorités iraniennes et qu'un d'entre eux restait encore détenu. « Obtenir la libération aussi rapide que possible de tous nos employés reste notre priorité absolue », a déclaré à l'AFP une porte-parole du Foreign Office.


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