« Nous voulons avoir une interaction avec le reste du monde fondée sur le changement et, dans ce contexte, nous devons utiliser toutes les capacités pour détruire la domination de la puissance mondiale », a déclaré M. Ahmadinejad en allusion aux États-Unis et à l'Occident. Lors d'une visite au ministère des Renseignements, il a ajouté que le monopole des grandes puissances dans les domaines scientifique et militaire devait également cesser, selon IRNA.
Le Conseil des gardiens de la Constitution a confirmé la réélection de M. Ahmadinejad pour un nouveau mandat de quatre ans malgré les protestations des candidats de l'opposition qui demandaient l'annulation du scrutin.
Le candidat de l'opposition iranienne, Mir Hossein Moussavi, a maintenu hier sa demande d'une nouvelle élection présidentielle malgré la confirmation de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, a rapporté son site Internet
Ghalamnews. « Tout en démentant (les déclarations) du porte-parole du Conseil des gardiens de la Constitution, nous soulignons que la position de Mir Hossein Moussavi est contenue dans sa lettre du 27 juin au Conseil », a affirmé le bureau des relations publiques du candidat malheureux à l'élection du 12 juin, dans un communiqué publié sur le site de sa campagne électorale.
Dans sa lettre, M. Moussavi exigeait l'établissement d'une commission indépendante pour examiner tout le processus électoral, dont il a contesté la régularité avec les autres candidats Mehdi Karoubi et Mohsen Rezaie.
« Après l'annonce de la décision du Conseil, le dossier des élections est désormais clos (...) Ils (les candidats de l'opposition) ne peuvent plus faire appel de cette décision. Le Conseil des gardiens est l'autorité finale dans ce processus, et la décision du Conseil a été prise à l'unanimité », a déclaré hier le porte-parole du Conseil, Abbas-Ali Kadkhodaie.
Par ailleurs, les attaques contre M. Moussavi se sont multipliées, notamment de la part de responsables religieux conservateurs. « Si des gens comme moi restent au Conseil, nous n'approuverons pas la candidature de M. Moussavi » lors de la prochaine présidentielle (2013), a déclaré l'ayatollah Mohammad Yazdi, un important religieux conservateur, membre du Conseil des gardiens et chef de l'Association des théologiens de l'école théologique de Qom, cité par l'agence Fars.
En outre, quelque 280 manifestants arrêtés lors des troubles ayant suivi la présidentielle du 12 juin dans la ville d'Ispahan (centre) ont été libérés sous caution, a annoncé le procureur de la ville. Les autorités iraniennes n'ont pas publié de chiffre sur le nombre des arrestations.
Enfin, quelque 193 députés du Parlement qui compte 290 sièges ont signé une lettre pour remercier « les forces de police, de sécurité et du bassidj (milice islamiste) pour avoir ramené le calme » dans la capitale, a rapporté la télévision d'État.
Sur le plan diplomatique, Londres et Téhéran ont convenu de régler rapidement, dans l'intérêt des deux pays, leur différend concernant l'arrestation de quatre employés iraniens de l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran, a déclaré hier le secrétaire au Foreign Office, David Miliband. M. Miliband a déclaré s'être entretenu avec son homologue iranien, Manouchehr Mottaki, sur l'affaire. Le secrétaire au Foreign Office a insisté auprès du ministère iranien des Affaires étrangères pour qu'il « s'affaire activement à obtenir la libération » des quatre employés, et « c'est certainement ce qu'il est en train de faire en ce moment », a-t-il ajouté.


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