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Moyen Orient et Monde - France

Frédéric Mitterrand star du jour de la réunion du nouveau gouvernement

Le remaniement consiste surtout en un jeu de chaises musicales entre les ténors de la droite.
Le président français Nicolas Sarkozy a réuni hier pour la première fois son nouveau gouvernement, après un large remaniement. Le chef de l'État a demandé à ses ministres de faire preuve « d'audace réformatrice », lors de ce premier Conseil des ministres de la nouvelle équipe, a déclaré le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, lui-même nommé à l'Éducation.
Le neveu de l'ancien président socialiste François Mitterrand, dont la nomination mardi à la Culture a créé la surprise, est arrivé le premier au palais de l'Élysée, à la suite du Premier ministre François Fillon. Quelques minutes plus tôt, lors de la passation des pouvoirs avec la ministre sortante Christine Albanel, il avait admis qu'il « regrettait » d'avoir annoncé lui-même sa nomination, dès mardi matin à Rome, où il dirigeait la Villa Médicis, un grand centre culturel français.
Son arrivée au gouvernement était largement commentée hier, certains éditorialistes la décrivant comme un « coup » médiatique. « Si Frédéric Mitterrand à la Culture donne l'apparence d'une belle prise, c'est d'abord grâce à son patronyme, qui rappelle vaguement quelqu'un », ironisait le quotidien économique La Tribune. « Voilà une bonne farce servie à la gauche, qui sait bien que le neveu vif-argent n'est guère fidèle à l'oncle tutélaire, mais qui devra supporter néanmoins les inconvénients de cette niche familiale et homonymique », estimait pour sa part le quotidien de gauche Libération. Cette nomination constitue « une ouverture culturelle, mais aussi une certaine fermeture politique », selon le journal de gauche, qui décrit le gouvernement comme « une garde sarkozienne compacte et efficace ».
Outre cette arrivée, le remaniement ministériel a surtout consisté en un jeu de chaises musicales entre poids lourds du gouvernement. Un fidèle de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, accède ainsi au ministère de l'Intérieur, à la place de Michèle Alliot-Marie, qui se voit confier le ministère de la Justice, où elle remplace Rachida Dati. La ministre de l'Économie Christine Lagarde et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, venu de la gauche, restent en place.
L'une des victimes de ce remaniement est la parité : si le gouvernement compte 13 femmes pour 25 hommes, elles sont seulement quatre à être ministres de plein exercice (contre 14 hommes). Les autres sont secrétaires d'État.
Le président français Nicolas Sarkozy a réuni hier pour la première fois son nouveau gouvernement, après un large remaniement. Le chef de l'État a demandé à ses ministres de faire preuve « d'audace réformatrice », lors de ce premier Conseil des ministres de la nouvelle équipe, a déclaré le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, lui-même nommé à l'Éducation. Le neveu de l'ancien président socialiste François Mitterrand, dont la nomination mardi à la Culture a créé la surprise, est arrivé le premier au palais de l'Élysée, à la suite du Premier ministre François Fillon. Quelques minutes plus tôt, lors de la passation des pouvoirs...
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