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Moyen Orient et Monde

Une étude britannique juge les résultats « problématiques »

Les résultats officiels du scrutin du 12 juin en Iran font apparaître que la participation dans les provinces de Mazandaran et de Yazd a été supérieure à 100 %, selon une analyse du centre de recherches britannique de Chatham House. Selon cette étude statistique publiée dimanche, dans un tiers des provinces iraniennes, les résultats officiels ne sont plausibles que si Mahmoud Ahmadinejad a recueilli toutes les voix conservatrices et centristes, les suffrages de tous les nouveaux inscrits et jusqu'à 44 % des voix des anciens électeurs réformateurs.
D'après les résultats officiels, le président sortant a été réélu avec 62,6 % des voix, loin devant son principal rival, le réformateur Mir Hossein Moussavi (33,7 %), avec une participation record de 85 %. Ce résultat traduit une hausse de 113 % du vote conservateur par rapport à il y a quatre ans. Comparant les résultats officiels de cette année à ceux de la présidentielle de 2005, et tenant compte du recensement de 2006, le document diffusé par Chatham House et l'Institut des études iraniennes de l'Université de St Andrews souligne par ailleurs qu'il n'y a pas de corrélation au niveau des provinces entre la forte participation et le vote massif pour Ahmadinejad. Cette constatation « récuse l'idée que cette victoire (d'Ahmadinejad) est due à la participation massive d'une majorité conservatrice jusqu'alors silencieuse », ajoute l'étude. « En 2005, comme en 2001 et 1997, les candidats conservateurs, et Ahmadinejad en particulier, étaient nettement impopulaires dans les zones rurales. Dire que la campagne vote toujours conservateur est un mythe », affirme l'étude, ce qui récuse l'argument selon lequel le raz-de-marée en faveur d'Ahmadinejad s'expliquerait par ce vote rural. Si, dans deux provinces, la participation a été supérieure à 100 %, elle est au-dessus de 90 % dans quatre autres, et les différences régionales constatées lors des précédents scrutins sont effacées.
En 2005, la participation était inférieure à 60 % dans sept provinces et supérieure à 70 % dans dix. En 2009, seules deux provinces enregistrent officiellement une participation inférieure à 70 %, et 24 sont au-dessus de 80 %. Les accusations selon lesquelles « les morts votent aussi » ne datent pas d'aujourd'hui en Iran. Selon l'Institut international pour la démocratie et l'assistance électorale, basé à Stockholm, les résultats de l'élection présidentielle de 2001, remportée par Mohammad Khatami, ont montré qu'il y avait alors eu 12,9 % de voix de plus que d'Iraniens en âge de voter. « En conclusion, certains aspects des chiffres officiels de la participation sont problématiques. La hausse massive par rapport à 2005, la disparition des disparités régionales et l'absence de corrélation claire entre cette hausse de la participation et l'augmentation du soutien en faveur d'un candidat quel qu'il soit rendent ces résultats sujets à caution », conclut le document.
Les résultats officiels du scrutin du 12 juin en Iran font apparaître que la participation dans les provinces de Mazandaran et de Yazd a été supérieure à 100 %, selon une analyse du centre de recherches britannique de Chatham House. Selon cette étude statistique publiée dimanche, dans un tiers des provinces iraniennes, les résultats officiels ne sont plausibles que si Mahmoud Ahmadinejad a recueilli toutes les voix conservatrices et centristes, les suffrages de tous les nouveaux inscrits et jusqu'à 44 % des voix des anciens électeurs réformateurs.D'après les résultats officiels, le président sortant a été réélu avec 62,6 % des voix, loin devant son principal rival, le réformateur Mir...
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