D'autre part, des associations d'étudiants iraniens ont annoncé une manifestation pour aujourd'hui devant l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran, pour protester contre « l'ingérence » de Londres, selon l'agence Fars.
De son côté, le Royaume-Uni a annoncé avoir pris la décision de rapatrier les familles du personnel de son ambassade, juste après avoir déconseillé à ses ressortissants tous les voyages non essentiels en Iran. « Nous ne retirons pas le personnel (...) Nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire de réduire le personnel à ce stade, cependant nous continuons de surveiller la situation avec la plus grande vigilance », a dit le ministère des Affaires étrangères.
Parallèlement, l'Italie a elle aussi recommandé à ses ressortissants de « reporter pour le moment les voyages non nécessaires » en Iran. En outre, l'Italie est disposée, en coordination avec d'autres pays européens, à ouvrir son ambassade aux manifestants blessés, a annoncé le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini. Il a également affirmé que l'invitation adressée à l'Iran de se rendre à la réunion des ministres des Affaires étrangères du G8 à Trieste, du 25 au 27 juin, avait expiré hier faute de confirmation de la part de Téhéran.
Pour sa part, l'UE a jugé « infondées et inacceptables » les accusations d'ingérence proférées à son encontre et à l'encontre de certains pays membres. Elle a appelé les autorités iraniennes à « régler la crise par un dialogue démocratique et des moyens pacifiques ». Le gouvernement allemand a « invité » l'ambassadeur d'Iran à venir s'expliquer au ministère des Affaires étrangères. Également, Berlin a conseillé à ses ressortissants de « vérifier les possibilités qu'ils ont de repousser leurs voyages » en Iran.
À Washington, le secrétaire d'État adjoint Jim Steinberg a déclaré que « les États-Unis s'inquiètent des violences qui secouent l'Iran et souhaitent que le conflit soit réglé par un processus équitable ». Et la Maison-Blanche a déploré l'injustice envers le peuple. La Russie a appelé les autorités iraniennes à régler « les différends (...) en conformité avec la Constitution ». Moscou a également souligné que la Russie respectait « le choix du peuple iranien » et considérait « toutes les questions liées à l'élection comme une affaire intérieure ». Ottawa a exhorté Téhéran à remettre en liberté tous les prisonniers politiques et journalistes, y compris canadiens, et jugé « inacceptable » la réaction des autorités iraniennes aux manifestations.
Enfin, le chef de la diplomatie syrienne, Walid Moallem, a critiqué « l'incitation aux manifestations » en Iran, estimant que « miser sur une éventuelle chute du régime iranien est un pari perdant. La révolution islamique est une réalité fortement ancrée en Iran, et il incombe à la communauté internationale de composer avec cette réalité ».


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