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Moyen Orient et Monde - Conflit

Virulente mise en garde des shebab somaliens contre l’envoi de troupes étrangères

Aux abois, le gouvernement de Mogadiscio réclame l'aide militaire de ses voisins contre les islamistes radicaux ; l'OCI demande à la communauté internationale d'intervenir.
Les islamistes radicaux somaliens ont adressé hier une virulente mise en garde aux pays voisins de la Somalie, si ceux-ci décidaient d'y envoyer des troupes, comme l'a réclamé samedi le gouvernement somalien aux abois. « Nous adressons une mise en garde claire aux pays voisins ; si vous voulez que vos soldats reviennent dans un cercueil, alors envoyez-les sur notre sol », a prévenu le porte-parole des shebab, Sheikh Ali Mahmoud Rage, lors d'un point de presse dans la capitale somalienne, Mogadiscio. « Nos chiens et nos chats s'amuseront à dépecer les corps de vos soldats, si vous tentez de répondre à l'appel de ces marionnettes (le gouvernement) », a-t-il renchéri.
Face à l'offensive de plus en plus intense des insurgés islamistes, le président du Parlement somalien a exhorté samedi les pays voisins à « déployer des troupes en Somalie dans les 24 heures », citant le Kenya, l'Éthiopie, Djibouti et le Yémen. Depuis le 7 mai, les shebab et la milice Hezb al-Islamiya ont lancé une offensive sans précédent à Mogadiscio et ont juré de renverser le président, Sheikh Sharif Ahmad, un islamiste modéré, élu il y a cinq mois. Les forces loyales au président mènent depuis le 22 mai une contre-offensive, mais qui se heurte à des revers. Le gouvernement somalien a adopté samedi une déclaration prononçant l'état d'urgence dans le pays. L'entrée en vigueur de cet état d'urgence ne sera cependant effective que si le président somalien l'approuve, ce qu'il n'avait toujours pas fait hier.
Une force de paix de l'Union africaine (Amisom) est déployée depuis mars 2007, essentiellement à Mogadiscio, mais souffre d'un manque criant d'effectifs (4 300 hommes déployés sur les 8 000 prévus).
Les shebab, à la tête de l'insurrection en Somalie, ont promis de se battre jusqu'au départ de M. Ahmad mais aussi des troupes de l'Amisom. Ces derniers jours, trois hauts responsables ont été tués en Somalie dans une série d'attaques, dont le ministre de la Sécurité intérieure, tué jeudi dans un spectaculaire attentat-suicide dans la ville de Beledweyne (300 km au nord de Mogadiscio), revendiqué par les shebab. Selon plusieurs témoins, des troupes éthiopiennes ont été déployées samedi dans la zone de Beledweyne. Interrogé par l'AFP, le ministre de la Communication éthiopien, Bereket Simon, a toutefois assuré que l'Éthiopie n'interviendra pas en Somalie sans une « décision de la communauté internationale ». L'Éthiopie était intervenue fin 2006, début 2007, en Somalie pour soutenir le gouvernement et chasser les islamistes du pouvoir à Mogadiscio.
Également face à l'avancée des islamistes radicaux, qui menace la survie du gouvernement de transition somalien, l'Organisation de la conférence islamique (OCI), qui compte 57 membres, a appelé hier à une action urgente de la communauté internationale en Somalie. Dans un communiqué, le secrétaire général de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, souligne « qu'il est devenu inévitable que la communauté internationale intervienne immédiatement (en Somalie) pour soutenir le gouvernement de transition afin de rétablir l'ordre dans le pays et d'alléger les souffrances des civils innocents ». Il exhorte les États membres de l'OCI à apporter leur aide au gouvernement somalien. Tout en assurant le gouvernement de transition de « la solidarité inébranlable » de l'OCI, M. Ihsanoglu « condamne dans les termes les plus vifs les actions des insurgés, des actes terroristes contraires aux valeurs de paix et de réconciliation préconisées par l'islam ». La Somalie est membre de l'OCI, basée à Djeddah, en Arabie saoudite.
Les islamistes radicaux somaliens ont adressé hier une virulente mise en garde aux pays voisins de la Somalie, si ceux-ci décidaient d'y envoyer des troupes, comme l'a réclamé samedi le gouvernement somalien aux abois. « Nous adressons une mise en garde claire aux pays voisins ; si vous voulez que vos soldats reviennent dans un cercueil, alors envoyez-les sur notre sol », a prévenu le porte-parole des shebab, Sheikh Ali Mahmoud Rage, lors d'un point de presse dans la capitale somalienne, Mogadiscio. « Nos chiens et nos chats s'amuseront à dépecer les corps de vos soldats, si vous tentez de répondre à l'appel de ces marionnettes (le gouvernement) », a-t-il renchéri.Face à l'offensive de plus en plus intense des...
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