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Économie - Liban - Relations Bilatérales

Hors pays arabes, la France est le premier investisseur au Liban

Selon un rapport élaboré par l'ambassade de France, la présence française au Liban compte plus de 80 implantations employant environ 5 000 personnes. En outre, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays devra battre cette année le record atteint en 2008, malgré la crise.
Selon un rapport récemment élaboré par le service économique de l'ambassade de France sur les relations bilatérales franco-libanaises, les échanges commerciaux entre les deux pays, structurellement excédentaires en faveur de la France, devront se développer davantage en 2009, après avoir atteint un record l'an dernier, et ce en dépit d'une possible contraction des importations libanaises. Celles-ci risquent en effet de diminuer en raison d'une éventuelle baisse de la demande locale, à l'ombre d'une réduction des transferts d'émigrés libanais.
Le commerce bilatéral franco-libanais devrait toutefois maintenir son cours ascendant avec la poursuite des livraisons d'Airbus, souligne le rapport. La vente d'un seul appareil l'an dernier avait en effet contribué d'une certaine manière à la forte croissance des exportations vers le Liban (+41 %), qui ont dépassé pour la première fois le seuil d'un milliard d'euros (environ 1,4 milliard de dollars).
En parallèle, l'adoption par la France d'une politique d'ouverture volontariste pour 2009 devrait produire un effet positif sur le volume des échanges, ajoute le rapport. Cette politique s'est matérialisée notamment par l'amélioration de la couverture de Coface*, qui pourra désormais assurer les risques liés aux échanges commerciaux avec le Liban à moyen terme, et non plus seulement à court terme.
Sur le terrain, cette politique semble d'ailleurs porter déjà ses fruits ; selon les statistiques les plus récentes publiées par les douanes libanaises, la France s'est imposée comme premier fournisseur du Liban au cours des quatre premiers mois de 2009, les importations provenant de l'Hexagone ayant atteint 524 millions de dollars fin avril. La France, qui était classée au 3e rang parmi les fournisseurs du pays du Cèdre, détrône ainsi les États-Unis et la Chine, classés respectivement aux premiers et second rangs l'an dernier. Il n'en reste pas moins que les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint en 2008 le montant record de 1 039 millions d'euros, en hausse de 37 % par rapport à 2007, en concomitance avec le dynamisme du commerce extérieur libanais sur l'ensemble de l'année (+34 %).
Le Liban a ainsi conservé en 2008 son rang de 7e client au Moyen-Orient, où la France réalise près de 5 % de ses exportations. Il est arrivé derrière la Turquie (5 696 millions d'euros), les Émirats arabes unis (3 517 millions d'euros), l'Arabie saoudite (2 257 millions d'euros), l'Iran (1 813 millions d'euros), Israël (1 283 millions d'euros) et le Qatar (1 075 millions d'euros).

Un solde commercial largement en faveur de la France
Selon le rapport, les importations françaises en provenance du Liban se sont inscrites toutefois en recul de 22,4 % en 2008, pour un montant de 35,1 millions d'euros, contrastant avec le dynamisme des exportations libanaises qui étaient plutôt dirigées vers les pays arabes (+23,5 % à 3 478 millions de dollars selon les douanes libanaises). Le montant des importations françaises d'origine libanaise est revenu ainsi à son niveau de 2006 où il s'élevait à 34,2 millions d'euros. Exception faite des pics des années 2000 et 2007 où elles ont atteint respectivement 42,7 et 45,2 millions d'euros, les importations françaises sont restées relativement stables depuis 1999, oscillant entre 30 et 35 millions d'euros, indique le rapport. Le Liban n'a représenté d'ailleurs que 0,2% du montant total des exportations provenant de la région en 2008 et 0,1% du total des importations françaises.
Selon le rapport, le solde commercial positif en faveur de la France a dépassé ainsi le niveau record atteint en 2003 et s'est établi à 970 millions d'euros, générant le 2e excédent commercial dans la région du Moyen-Orient et le 13e à l'échelle mondiale.

La France, premier investisseur au Liban
Sur un autre plan, la France détenait, en 2006, 287 millions d'euros d'investissements directs étrangers (IDE) au Liban. Ce montant a légèrement augmenté par rapport à 2005 (+1,1 %) mais reste largement inférieur au niveau atteint en 2002 (499 millions d'euros). En outre, les flux ont fortement progressé en termes annuels, atteignant 62 millions d'euros en 2007, contre 16 millions d'euros en 2006, ajoute le rapport, qui ne mentionne pas toutefois le montant de ces investissements en 2008. Les principaux secteurs sur lesquels la France est positionnée restent les télécommunications (41 % du total des stocks en 2006) et l'immobilier (24 %). Hors pays arabes, la France est ainsi le premier investisseur au Liban, souligne le rapport, ajoutant que la présence française compte plus de 80 implantations au Liban qui emploient environ 5 000 personnes.
Dans l'autre sens, les flux d'IDE entrants en France d'origine libanaise se sont établis à 314 millions d'euros, plaçant le Liban au 22e rang des pays investisseurs en France. Le stock atteignait 1 680 millions d'euros fin 2006 (21e rang), investis pour l'essentiel dans les transports et communications (71,8 % du total des stocks d'IDE) et dans l'intermédiation financière (20,7 %).

Des relations financières soutenues
Au niveau de la coopération financière bilatérale, le rapport souligne l'aide financière apportée au Liban. Il rappelle que le pays du Cèdre relève depuis 1999 de la zone de solidarité prioritaire - une zone définie par le gouvernement français comme celle où l'aide publique au développement est plus concentrée comparativement à d'autres régions. En parallèle, la France demeure l'un des principaux bailleurs de fonds du Liban, les montants cumulés des prêts accordés aux conférences Paris II et Paris III s'élevant à un milliard d'euros, indique le rapport, qui rappelle enfin les nombreux accords à caractères économique et financier signés et ratifiés au cours des dernières années, dont la série d'accords conclus en novembre 2008 lors de la visite au Liban du Premier ministre François Fillon à la tête d'une imposante délégation d'homme d'affaires.

* Expert en analyse des risques, le groupe Coface assure également la gestion des garanties publiques à l'exportation pour le compte de l'État.
Selon un rapport récemment élaboré par le service économique de l'ambassade de France sur les relations bilatérales franco-libanaises, les échanges commerciaux entre les deux pays, structurellement excédentaires en faveur de la France, devront se développer davantage en 2009, après avoir atteint un record l'an dernier, et ce en dépit d'une possible contraction des importations libanaises. Celles-ci risquent en effet de diminuer en raison d'une éventuelle baisse de la demande locale, à l'ombre d'une réduction des transferts d'émigrés libanais. Le commerce bilatéral franco-libanais devrait toutefois maintenir son cours ascendant avec la poursuite des livraisons d'Airbus, souligne le rapport. La vente d'un seul appareil l'an...
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