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Moyen Orient et Monde - Réactions

Les Occidentaux émettent des doutes sur la victoire d’Ahmadinejad

Israël appelle à mettre un terme au « terrorisme iranien », tandis que les alliés de Téhéran se réjouissent des résultats du scrutin.

Les États-Unis ont affiché hier un scepticisme appuyé quant à la légitimité de la réélection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à l'élection présidentielle, qui soulève « énormément de questions » selon le vice-président américain Joe Biden. « Vu la façon dont ils répriment la liberté d'expression, la façon dont ils répriment la foule, la manière dont les gens sont traités, il y a de vrais doutes » sur la légitimité de la réélection du président sortant, a-t-il jugé sur la chaîne de télévision NBC. « Par exemple, 70 % des votes viennent des villes, ce n'est pas le point fort d'Ahmadinejad », et « il semble improbable qu'il ait obtenu 68 % et quelque des votes dans de telles circonstances », a fait valoir le vice-président américain. Les réserves de M. Biden sont les plus fortes exprimées jusqu'ici par Washington depuis l'annonce des résultats du scrutin iranien samedi. La Maison-Blanche avait seulement affirmé, dans un bref communiqué, que les États-Unis continuaient à « suivre de près la situation, y compris les informations faisant état d'irrégularités ». La secrétaire d'État Hillary Clinton avait également réagi avec prudence samedi en exprimant l'espoir que le résultat « reflète bien la véritable volonté et le désir du peuple iranien ».
La présidence tchèque de l'Union européenne s'est dit « préoccupée » par les « irrégularités présumées » au cours de l'élection et les « violences » qui ont suivi. L'UE espère par ailleurs « que le résultat de l'élection présidentielle donnera l'occasion de rétablir le dialogue sur la question nucléaire et de clarifier la position iranienne à cet égard ». Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a pour sa part estimé qu'il n'y aurait « pas de solution dans la brutalité ».
Israël a pour sa part appelé la communauté internationale à agir « sans concession » contre l'Iran. « La plus grande menace pour Israël, le Proche-Orient et le monde entier, c'est la rencontre entre l'arme nucléaire et l'islam radical », a affirmé hier le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'un discours de politique étrangère à l'université Bar Ilan, près de Tel-Aviv. « Je vais œuvrer particulièrement au cours de mes prochains voyages à une coalition internationale contre l'armement nucléaire de l'Iran », a-t-il ajouté. Pour le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, qui a appelé la communauté internationale à mettre un terme « au terrorisme iranien », « la réélection d'Ahmadinejad montre que la menace iranienne est d'autant plus grave ».
Parallèlement, les pays et mouvements amis de l'Iran - Syrie, Venezuela et Hamas - se sont pour leur part réjouis de la réélection du président sortant. Le président syrien Bachar el-Assad a été le premier à adresser à M. Ahmadinejad « un message de félicitations (...) à l'occasion de sa réélection pour un second mandat, tout en exprimant ses meilleurs vœux au peuple iranien frère pour plus de progrès et de prospérité ». De son côté, le président irakien, Jalal Talabani, a félicité hier son homologue iranien pour avoir obtenu « la confiance et l'appui de (son) peuple ». « Je suis convaincu que les solides liens de voisinage qui unissent nos deux pays vont aller en se renforçant dans les prochaines années dans l'intérêt de nos deux peuples », dit-il encore.

Les États-Unis ont affiché hier un scepticisme appuyé quant à la légitimité de la réélection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à l'élection présidentielle, qui soulève « énormément de questions » selon le vice-président américain Joe Biden. « Vu la façon dont ils répriment la liberté d'expression, la façon dont ils répriment la foule, la manière dont les gens sont traités, il y a de vrais doutes » sur la légitimité de la réélection du président sortant, a-t-il jugé sur la chaîne de télévision NBC. « Par exemple, 70 % des votes viennent des...
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