Les USA « sincèrement » engagés pour une paix israélo-syrienne
Second déplacement en deux mois de Jeffrey Feltman à Damas, où il a eu un entretien « constructif » avec Moallem.
OLJ /
le 08 mai 2009 à 00h37
Les États-Unis ont fait savoir hier au gouvernement syrien qu'ils étaient résolus à rechercher un accord de paix entre Damas et Israël. « Nous avons fait part (...) de l'engagement sincère du président Obama à rechercher la paix arabo-israélienne en explorant toutes les voies, y compris par la voie syro-israélienne », a déclaré le secrétaire d'État adjoint américain par intérim au Proche-Orient, Jeffrey Feltman, après un entretien à Damas avec le chef de la diplomatie syrienne, Walid Moallem. Le responsable américain a qualifié de « constructif » son entretien avec M. Moallem, tout en soulignant qu'il existe toujours des « différences sur des points importants » entre les deux pays. Il s'agit du second déplacement en deux mois de l'émissaire américain à Damas alors que Washington tente d'améliorer ses relations avec la Syrie, très mauvaises sous l'administration de George W. Bush. « Nous sommes impatients de poursuivre le dialogue ici et à Washington. Nous nous servons de nos liens bilatéraux pour aplanir les différences et servir nos intérêts communs », a ajouté M. Feltman. « Nous utilisons la diplomatie et le dialogue pour tenter de diminuer les désaccords politiques qui subsistent », a-t-il encore dit. Avant cette rencontre, M. Moallem avait affirmé aux journalistes que « cette période est un test des intentions des États-Unis à l'égard de la Syrie ». M. Moallem a également déclaré à la presse que son pays n'est pas favorable à un amendement de l'initiative de paix saoudienne, lancée en 2002. Mardi, le quotidien panarabe al-Quds al-arabi a rapporté que certain pays arabes étudiaient la possibilité de faire des concessions aux Israéliens en renonçant notamment au droit des refugiés palestiniens au retour. L'émissaire avait effectué en mars la première visite américaine de ce niveau en Syrie depuis 2005. Il est cette fois-ci accompagné de Daniel Shapiro, conseiller à la Sécurité nationale chargé du Proche-Orient à la Maison-Blanche. « Ce voyage fera progresser l'engagement des États-Unis à dialoguer directement avec la Syrie et poursuivre les discussions engagées lors de la première visite », avait précisé un porte-parole du département d'État, Robert Wood. Les relations entre Washington et Damas sont tendues depuis l'invasion américaine de l'Irak en 2003 et l'assassinat de Rafic Hariri en 2005, pour lequel le régime syrien a été pointé du doigt. Washington avait rappelé son ambassadeur en février 2005 au lendemain de cet assassinat et les États-Unis n'ont toujours pas pris de décision concernant la nomination d'un nouvel ambassadeur à Damas. Les États-Unis ont également accusé la Syrie de laisser passer à sa frontière avec l'Irak de nombreuses recrues pour l'insurrection. Le soutien de Damas au Hezbollah et aux islamistes palestiniens du Hamas, deux organisations classées terroristes par l'administration américaine, ainsi que son soutien au programme nucléaire controversé iranien sont d'autres sujets de discorde.
Les États-Unis ont fait savoir hier au gouvernement syrien qu'ils étaient résolus à rechercher un accord de paix entre Damas et Israël. « Nous avons fait part (...) de l'engagement sincère du président Obama à rechercher la paix arabo-israélienne en explorant toutes les voies, y compris par la voie syro-israélienne », a déclaré le secrétaire d'État adjoint américain par intérim au Proche-Orient, Jeffrey Feltman, après un entretien à Damas avec le chef de la diplomatie syrienne, Walid Moallem. Le responsable américain a qualifié de « constructif » son entretien avec M. Moallem, tout en soulignant qu'il existe toujours des « différences sur...
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