« L'implication de l'Iran dans la planification et le financement d'attentats terroristes au Proche-Orient, en Europe et en Asie centrale a eu un impact direct sur les efforts internationaux pour promouvoir la paix et a menacé la stabilité économique dans le Golfe et ralenti la progression de la démocratie », ajoute le rapport. Le département d'État mentionne notamment le soutien apporté par la force al-Qods, l'unité d'élite des Gardiens de la révolution iraniens, au mouvement radical palestinien Hamas, au Hezbollah, aux extrémistes basés en Irak et aux talibans en Afghanistan.
La Syrie est aussi dénoncée pour son soutien financier au Hezbollah et aux mouvements palestiniens opposés au processus de paix et ses rapports étroits avec l'Iran qui se sont « renforcés » pendant l'année. « Bien que les dirigeants syriens et irakiens se soient rencontrés régulièrement pendant l'année, en public aussi bien qu'en privé, pour discuter du renforcement des contrôles à la frontière et d'autres mesures nécessaires pour combattre le flux de combattants étrangers en Irak, il y a eu peu de résultats tangibles », souligne également le rapport. « Le gouvernement syrien n'a pas été impliqué directement dans un acte terroriste depuis 1986, mais une enquête de l'ONU est en cours pour examiner l'implication de la Syrie dans l'assassinat en février 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri », rappelle le document.
« El-Qaëda et ses réseaux affiliés ont continué à perdre du terrain, à la fois structurellement et dans l'opinion publique mondiale, mais reste la menace terroriste la plus grave pour les États-Unis et leurs partenaires en 2008 », précise par ailleurs le rapport. « El-Qaëda a reconstitué certaines de ses capacités opérationnelles d'avant le 11-Septembre, en exploitant les Régions tribales fédéralement administrées (FATA) (au Pakistan, NDLR), en remplaçant ses lieutenants capturés et tués et en restaurant un certain contrôle de sa direction centrale, notamment avec Ayman al-Zawahiri », ajoute le document.
Cuba reste aussi sur la liste noire des États terroristes car le régime Castro continue d'accorder l'asile à des auteurs d'actes terroristes, notamment des militants du groupe indépendantiste basque armé ETA, de la guérilla colombienne de l'ELN (Armée de libération nationale, guévariste), ou de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes). Le rapport note cependant que « les États-Unis n'ont constaté aucun signe de financement par Cuba d'activités terroristes ou de blanchiment d'argent à des fins terroristes ».
Le département d'État souligne les efforts du Soudan pour coopérer dans la lutte contre le terrorisme, notant que certains éléments du gouvernement soudanais se plaignent du maintien de leur pays sur cette liste noire. Mais des militants d'el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI), la branche nord-africaine du réseau terroriste d'Oussama Ben Laden, « vivent encore au Soudan », de même que des membres du Jihad islamique et du Hamas palestiniens, note le rapport. Le nombre d'actes terroristes recensés par le Centre national américain du contre-terrorisme a baissé à 11 770 en 2008 contre 14 506 l'année précédente.


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