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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Au 100e jour, Obama estime avoir commencé à rebâtir l’Amérique

Nous ne sommes pas au bout de nos peines, avertit le président.
Barack Obama s'est soumis hier au rituel des 100 jours en allant participer à une réunion publique à Saint Louis (Missouri, Centre). Il a réveillé l'esprit de la campagne en répondant aux questions d'Américains ordinaires réunis dans un lycée, dans ce même Missouri où, deux jours avant la présidentielle du 4 novembre, il haranguait encore les électeurs. « Aujourd'hui, en ce 100e jour après ma prise de fonctions, je suis venu vous dire à vous, les Américains, que nous avons commencé à nous ressaisir, à nous secouer et que nous avons commencé à rebâtir l'Amérique », a-t-il dit, reprenant l'une des grandes lignes de son discours d'investiture le 20 janvier.
M. Obama a clairement signifié ne rien penser de bon de cette échéance arbitraire des 100 jours, si chère aux médias américains. Mais il a tâché d'en tirer le meilleur parti. Il a rappelé avoir été élu sur la promesse du changement et avoir trouvé des difficultés d'une ampleur « sans précédent ». Il a évoqué les mesures prises pour sortir le pays de la pire récession depuis les années 1930. Il a rappelé la rupture avec l'ère de George W. Bush, l'annonce de la fermeture du camp de Guantanamo, l'interdiction de la torture, le calendrier de retrait d'Irak. Il a défendu ce que certains experts considèrent comme le programme de réformes le plus ambitieux depuis les années 1930, dans les domaines de l'éducation, de la santé, de l'énergie ou de la finance. « Après 100 jours, je suis content du progrès accompli, mais je ne suis pas satisfait. J'ai confiance en l'avenir, mais je ne suis pas satisfait du présent », a-t-il dit, devant la suppression de plus de cinq millions d'emplois depuis le début de la récession en décembre 2007, et les millions d'Américains incapables de payer une couverture médicale ou des études. « Nous voyons une lumière à l'horizon », a-t-il cependant assuré. Mais « nous avons encore devant nous beaucoup de choix, de décisions et de travail difficiles », a-t-il prévenu.
À la veille d'une échéance capitale, M. Obama a ainsi dit ne pas savoir si le constructeur automobile Chrysler pourrait échapper au dépôt de bilan. De nouvelles décisions sont attendues sous peu pour les banques.
Cependant, malgré l'opposition farouche de ses adversaires républicains, des anicroches dans la mise en place de son gouvernement et des controverses sur les salaires de Wall Street ou le traitement du passé antiterroriste des États-Unis, l'exercice du pouvoir n'a pas érodé la popularité de M. Obama : 58 % des Américains approuvent son action, selon une étude de l'université Quinnipiac.
Barack Obama s'est soumis hier au rituel des 100 jours en allant participer à une réunion publique à Saint Louis (Missouri, Centre). Il a réveillé l'esprit de la campagne en répondant aux questions d'Américains ordinaires réunis dans un lycée, dans ce même Missouri où, deux jours avant la présidentielle du 4 novembre, il haranguait encore les électeurs. « Aujourd'hui, en ce 100e jour après ma prise de fonctions, je suis venu vous dire à vous, les Américains, que nous avons commencé à nous ressaisir, à nous secouer et que nous avons commencé à rebâtir l'Amérique », a-t-il dit, reprenant l'une des grandes lignes de son discours d'investiture le 20 janvier.M....
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