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Moyen Orient et Monde - Sri Lanka

Paris et Londres n’obtiennent ni trêve ni accès aux civils

Les ministres des Affaires étrangères britannique David Miliband et français Bernard Kouchner, en visite hier au Sri Lanka, n'ont obtenu ni trêve dans l'offensive contre les rebelles tamouls ni accès humanitaire aux civils piégés dans les combats.
« Nous avons essayé très fort, nous avons insisté sur un accès à la (zone de guerre), mais c'est à nos amis de l'autoriser ou pas », a déclaré M. Kouchner, visiblement tendu, lors d'un point de presse après de longs entretiens avec son homologue Rohitha Bogollagama.
M. Miliband a confirmé que les pourparlers avaient échoué, précisant à l'adresse de Colombo que les appels à un cessez-le-feu « humanitaire » visaient « uniquement à sauver les civils ».
« Personne dans la communauté internationale n'a jamais appelé à un cessez-le-feu afin de sauver Prabhakaran », le chef des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) que l'UE et les États-Unis considèrent comme une « organisation terroriste », a insisté le Britannique. M. Miliband, dont le pays est l'ex-puissance coloniale, a qualifié le Sri Lanka de « pays fier, indépendant et démocratique (qui) a terriblement souffert du terrorisme ».
MM. Miliband et Kouchner étaient venus réclamer un « cessez-le-feu humanitaire, le respect du droit international humanitaire et la protection des (50 000) civils » coincés dans la région du conflit, une bande côtière de six km2 dans le nord-est.
Les deux hommes ont ensuite passé quelques heures - avec une poignée de journalistes, dont un photographe de l'AFP - à Vavuniya, à 80 km au sud-ouest de la zone de guerre, où vivent 200 000 réfugiés qui ont fui ces derniers mois.
Le Sri Lanka cherche 100 millions de dollars d'aide étrangère pour ces quelque 200 000 réfugiés, a indiqué hier le ministre chargé des Droits de l'homme et de la Gestion des catastrophes, Mahinda Samarasinghe.
Le voyage de MM. Miliband et Kouchner se déroule dans un climat diplomatique tendu. Le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, bon connaisseur du pays et qui devait faire partie de la visite, s'est vu refuser mardi d'entrer dans l'île.
Les ministres des Affaires étrangères britannique David Miliband et français Bernard Kouchner, en visite hier au Sri Lanka, n'ont obtenu ni trêve dans l'offensive contre les rebelles tamouls ni accès humanitaire aux civils piégés dans les combats. « Nous avons essayé très fort, nous avons insisté sur un accès à la (zone de guerre), mais c'est à nos amis de l'autoriser ou pas », a déclaré M. Kouchner, visiblement tendu, lors d'un point de presse après de longs entretiens avec son homologue Rohitha Bogollagama.M. Miliband a confirmé que les pourparlers avaient échoué, précisant à l'adresse de Colombo que les appels à un cessez-le-feu...
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