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Économie - Liban - Perspectives

L’activité interne semble, pour le moment, résister à la crise mondiale

Alors que l'institut Economist Intelligence Unit table sur une croissance de 2,4 % cette année, Blominvest Bank se montre plus optimiste en évoquant des indicateurs encourageants au premier trimestre.
Selon les prévisions du Economist Intelligence Unit (EIU), un institut affilié à la revue britannique, l'activité économique au Liban devrait ralentir cette année compte tenu de la récession mondiale d'une part, et de l'incertitude politique qui prévaut dans le pays à la veille des législatives prévues le 7 juin. L'institut prévoit ainsi une baisse de la croissance réelle du PIB à 2,4 % en 2009 contre 7 % l'année dernière, affectée par un recul dans les secteurs du tourisme, de l'immobilier et de la construction.
La croissance réelle devrait ensuite remonter à 3,3 % en 2010 dans la perspective d'une détente économique au niveau international.
Sur le front de l'inflation, les prévisions sont également à la baisse dans les années à venir, de 10 % en 2008, à 4 % en 2009 et à 3,5 % en 2010.
Par conséquent, le déficit commercial devrait également baisser en 2009. L'institut estime que la chute des importations sera supérieure à celle des exportations de services et des transferts de capitaux, en prévoyant une amélioration de la balance courante.
Dans son rapport hebdomadaire, Blominvest Bank souligne que les prévisions de croissance de l'EIU sont inférieures à celles du ministère des Finances (3 %) et à celles de la BDL (4 %), car l'institut britannique table sur une baisse importante de l'activité dans les secteurs réels, notamment ceux de la construction et du tourisme. Or les derniers indicateurs d'activité sont plutôt encourageants, relève Blominvest Bank, en prévoyant une croissance supérieure à 3,2 % cette année.
Au niveau de l'activité de construction, les surfaces bâties en mètres carrés ont augmenté de 2 % au cours des deux premiers mois par rapport à la même période de l'année dernière. Au niveau du secteur touristique, le nombre de touristes pour janvier et février s'est accru de 51 % par rapport à la même période de 2008. Ces chiffres représentent un record depuis la fin de la guerre en 1990 et cette tendance devrait se confirmer dans les mois à venir, estime Blominvest Bank. Pour ce qui est du remboursement de la TVA pour le premier trimestre de 2009, les chiffres ont montré une hausse de 103 % par rapport à la même période de 2008.
En termes de nombre de chèques compensés, le Liban a enregistré une nette amélioration au cours du premier trimestre de 2009, le volume global ayant atteint 2,88 millions de chèques et la valeur 12,2 milliards de dollars. Cette croissance, de 7 % sur un an en volume et de 8 % en valeur, reflète une hausse des dépenses locales stimulant l'économie du pays en dépit de la récession mondiale, affirme la banque. Les faits précités sont accentués par la confiance des expatriés libanais et des déposants étrangers qui considèrent le Liban comme un endroit relativement sûr pour leurs placements. Cela a contribué à accroître les avoirs en devises de la BDL de 4 % sur une base mensuelle pour atteindre 21,7 milliards de dollars fin mars, a conclu la banque.
Selon les prévisions du Economist Intelligence Unit (EIU), un institut affilié à la revue britannique, l'activité économique au Liban devrait ralentir cette année compte tenu de la récession mondiale d'une part, et de l'incertitude politique qui prévaut dans le pays à la veille des législatives prévues le 7 juin. L'institut prévoit ainsi une baisse de la croissance réelle du PIB à 2,4 % en 2009 contre 7 % l'année dernière, affectée par un recul dans les secteurs du tourisme, de l'immobilier et de la construction.La croissance réelle devrait ensuite remonter à 3,3 % en 2010 dans la perspective d'une détente économique au niveau international.Sur le front de l'inflation, les...
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