Rechercher
Rechercher

Économie - Liban - Événement

Siniora : « Des mesures préventives pour contenir la crise sont à l’examen »

L'ombre de la crise a plané sur le Forum économique arabe organisé hier à Beyrouth. À cette occasion, le gouverneur de la BDL a affirmé que les banques libanaises ne seront pas affectées dans la mesure où elles exercent le métier de banque commerciale sans abuser des effets de levier.
Le Premier ministre Fouad Siniora a rappelé hier qu'il a soumis au Conseil des ministres un plan de travail visant à contenir les possibles répercussions de la crise financière internationale sur l'économie réelle au Liban, et ce à travers la mise en œuvre d'une série de mesures préventives. Il a souligné aussi que les prochaines législatives exigent du gouvernement une action immédiate qui mettrait l'économie à l'abri des retombées possibles de l'échéance politique. Le chef du gouvernement a tenu ses propos lors de la séance inaugurale du forum économique arabe organisé par le groupe al-Iktissad wal aamal.
M. Siniora a révélé par ailleurs qu'il met la dernière touche à un document de travail qui pose une vision globale de développement pour le pays. Ce document devrait être prochainement soumis à l'examen du gouvernement.
De son côté, le gouverneur de la Banque centrale, Riad Salamé, a considéré que les règlements adoptés jusqu'à ce jour pour endiguer la crise ont consisté à injecter des liquidités, ce qui a permis d'éviter l'effondrement du système capitaliste dans le monde, mais n'ont pas permis un retour de la confiance dans le secteur bancaire. Ce dernier ploie sous les effets de levier, paralysant l'octroi de crédits et neutralisant la demande.
Le numéro un de la Banque centrale a estimé que les banques libanaises ne seront pas affectées par la crise dans la mesure où elles exercent le métier de banque commerciale sans abuser des effets de levier. Il a rappelé que les réserves en devises étrangères de la BDL sont aujourd'hui de 21 milliards de dollars sans comptabiliser l'or et les autres actifs. « Si l'on ajoute aux réserves en devises l'or et les autres actifs, le bilan de la BDL devient équivalent, voire supérieur au PIB. Ce bilan est une source de confiance, et l'on s'y base pour affirmer la stabilité de la valeur de la monnaie nationale et la stabilité des taux d'intérêt », a-t-il dit.
Riad Salamé a indiqué que les banques libanaises ont enregistré en 2008 leurs meilleurs résultats, affirmant s'attendre à une amélioration du volume des dépôts bancaires de 10 % fin 2009 et à un taux d'inflation inférieur à 4 %.
Le gouverneur a indiqué par ailleurs qu'il s'intéresse pour le moment à la bonne gestion des liquidités croissantes en livres en raison des conversions continuelles des dépôts en dollars vers la monnaie nationale, et ce en coopération avec le ministère des Finances. Ainsi, il a évoqué l'émission de certificats de dépôt pour une durée de cinq ans. Riad Salamé a également souligné l'importance de préserver la structure des taux d'intérêt appliqués en ce moment aux dépôts bancaires, et ce pour préserver les liquidités nécessaires à nos marchés.

Le ratio des crédits aux dépôts
À son tour, le président de l'Association des banques, François Bassil, a rappelé que les établissements de crédit libanais n'avaient pas investi dans les produits dérivés et les marchés de capitaux qui ont été secoués par la crise financière internationale. Il a affirmé que les banques libanaises poursuivront une politique conservatrice qui a prouvé son efficacité, soulignant que les crédits accordés au secteur privé rapportés aux dépôts bancaires sont de 32 %. Il a insisté sur l'importance pour le secteur bancaire local de poursuivre la politique de détention de liquidités importantes, surtout en devises étrangères.
De son côté, le président de l'Union des Chambres arabes de commerce et d'industrie, Adnane Kassar, a souligné les répercussions négatives de la crise sur le monde arabe qui a vu ses indices boursiers enregistrer des reculs en 2008 variant entre 20 et 60 %.
Il a estimé les pertes en investissements arabes à l'étranger à 2,5 mille milliards de dollars, soulignant que les prévisions de croissance dans le monde arabe sont de 2,9 % alors qu'elles étaient de 5,8 % au cours des deux dernières années.
Adnane Kassar a mis l'accent par ailleurs sur la nécessité de poursuivre la mise en œuvre des recommandations du sommet économique du Koweït, avant de réitérer l'importance de la création d'un marché arabe commun que le secteur privé arabe réclame depuis 1951.
Le Premier ministre Fouad Siniora a rappelé hier qu'il a soumis au Conseil des ministres un plan de travail visant à contenir les possibles répercussions de la crise financière internationale sur l'économie réelle au Liban, et ce à travers la mise en œuvre d'une série de mesures préventives. Il a souligné aussi que les prochaines législatives exigent du gouvernement une action immédiate qui mettrait l'économie à l'abri des retombées possibles de l'échéance politique. Le chef du gouvernement a tenu ses propos lors de la séance inaugurale du forum économique arabe organisé par le groupe al-Iktissad wal aamal.M. Siniora a révélé par ailleurs qu'il met la dernière touche...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut