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Économie - Liban - Finance

Moody’s revoit la notation souveraine à la hausse

L'agence a relevé la note de la dette libanaise, en invoquant la résilience des finances publiques et du secteur bancaire.

La notation des bons du Trésor libanais en devises et en monnaie locale est passée de B3 à B2, a annoncé hier Moody's Investors Service dans un communiqué. Selon l'agence, cette décision est justifiée par « l'amélioration significative de la liquidité externe, la résistance des finances publiques aux chocs, ainsi que la volonté et la capacité du système bancaire local à financer les déficits publics ».
Moody's a également relevé la notation de plafond souverain pour les dépôts bancaires en devises de B3 à B2, ainsi que la notation de plafond souverain pour les obligations en devises de B2 à B1.
« Les finances publiques du Liban ont fait preuve ces dernières années d'une remarquable résistance face à des chocs économiques et politiques sérieux. Cela est dû à la résilience du système bancaire, qui est le principal créditeur du gouvernement », a expliqué l'analyste Tristan Cooper, cité dans le communiqué. « La confiance dans le système financier du pays a été soutenue par le coussin important de réserves en devises de la Banque centrale, qui protège le régime de change, et par la régulation efficace des banques locales », a-t-il ajouté.
Selon le communiqué, les réserves en devises de la BDL sont passées de 9,8 milliards de dollars fin 2007 à 17,6 milliards en janvier 2009, « ce qui met l'indice de vulnérabilité externe du pays dans une position plus favorable pour protéger le pays des chocs et fournir une ample couverture à la dette en devises arrivant à échéance ».
L'agence a relevé que depuis le swap du mois dernier, le gouvernement ne doit pas faire face à des échéances significatives en devises avant mars 2010. Au total, environ 2 milliards d'eurobonds arriveront à échéance l'année prochaine.
Moody's a souligné également que la Banque centrale détient des réserves importantes en or, estimées à 8,5 milliards de dollars en janvier, mais la liquidité de ces réserves est limitée par l'approbation nécessaire du Parlement en cas de vente, a-t-elle ajouté.
Quant aux banques commerciales, elles demeurent liquides et bien capitalisées, a poursuivi l'agence. Le secteur continue d'attirer des capitaux de l'étranger, la croissance des dépôts ayant atteint 14 % en janvier, sur un an. Moody's a noté que les banques locales ne sont pas exposées à des produits toxiques ou à des institutions étrangères en faillite, en partie grâce à la réglementation rigoureuse de la BDL. Tout en reconnaissant le risque d'une baisse des dépôts en cas de troubles politiques ou économiques sérieux, elle a souligné que leur évolution a été stable au cours des crises précédentes, car les dépôts proviennent essentiellement de la diaspora.
« Moody's est bien consciente des vulnérabilités politiques et économiques significatives du Liban. Cela inclut de larges déficits jumeaux (NDRL : déficit public et déficit de la balance courante), une dette publique très importante, un environnement politique local instable et une situation géopolitique précaire », a affirmé M. Cooper. L'agence a d'ailleurs mis en garde contre une dégradation du climat politique avec les élections de juin. Rien ne garantit que la faible efficacité du gouvernement s'améliorera après les législatives, a-t-elle poursuivi, en soulignant son « inquiétude » face à l'inertie au niveau des réformes dont le pays a tant besoin. D'autant que l'économie du pays devrait souffrir cette année.
L'agence s'attend en effet à ce que le secteur réel et la balance des paiements soient affectés par une baisse de la demande externe et des transferts de la diaspora. « Toutefois, Moody's considère que ces risques sont pris en compte dans la notation B2, qui est basse sur l'échelle globale de l'agence », a conclu Tristan Cooper.
La notation des bons du Trésor libanais en devises et en monnaie locale est passée de B3 à B2, a annoncé hier Moody's Investors Service dans un communiqué. Selon l'agence, cette décision est justifiée par « l'amélioration significative de la liquidité externe, la résistance des finances publiques aux chocs, ainsi que la volonté et la capacité du système bancaire local à financer les déficits publics ».Moody's a également relevé la notation de plafond souverain pour les dépôts bancaires en devises de B3 à B2, ainsi que la notation de plafond souverain pour les obligations en devises de B2 à B1.« Les finances publiques du Liban ont fait preuve ces dernières...
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