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Économie - Golfe

L’économie des Émirats bien armée pour surmonter la crise, estiment des experts

Les Émirats arabes unis sont bien armés pour résister à la crise financière grâce à l'intervention des pouvoirs publics et rebondiront plus rapidement que beaucoup d'autres pays, selon des analystes et des responsables locaux.
L'accroissement des dépenses publiques devrait permettre à l'économie des sept émirats qui composent la fédération d'éviter le pire de la crise, même si l'intervention des pouvoirs publics a été lente, ont relevé ces personnalités lors d'un forum en début de semaine à Dubaï.
La reprise « aura lieu beaucoup plus rapidement que beaucoup ne le prédisent », a assuré cheikh Nahyane ben Moubarak al-Nahyane, le ministre émirati de l'Éducation supérieure et de la Recherche scientifique.
Comme les cinq autres monarchies pétrolières du Conseil de coopération du Golfe (CCG), les Émirats ont souffert de la chute brutale des cours du brut, qui ont reculé de deux tiers depuis le pic de 147 dollars le baril de juillet dernier. Mais l'émirat d'Abou Dhabi, qui détient la quasi-totalité des réserves pétrolières du pays, a amassé d'énormes revenus ces dernières années, ce qui lui a permis de se doter du fonds souverain le plus riche du monde.
« Les pays du CCG sont dans une bonne position, meilleure que d'autres (les pays non pétroliers). Ils avaient d'énormes réserves en devises lorsque la crise a débuté », a souligné Henry Azzam, directeur général de la Deutsche Bank pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
« Les gouvernements ont été plutôt interventionnistes. Ils sont intervenus avec des mesures de relance budgétaires (et) des politiques monétaires », a déclaré M. Azzam en marge de cette conférence.
En octobre, le gouvernement des Émirats a ainsi mis à la disposition des banques locales 32,6 milliards de dollars pour accroître les liquidités et a également garanti les dépôts. Il a aussi réduit les taux d'intérêt. En janvier, le gouvernement d'Abou Dhabi a injecté 4,36 milliards de dollars dans certaines banques de l'émirat pour consolider la confiance dans le secteur.
M. Azzam a toutefois critiqué les gouvernements du CCG pour une certaine lenteur dans leur réaction et pour « ne pas avoir pris les devants » afin de rassurer les marchés financiers.
Dubaï, qui n'a presque plus de pétrole, mais est l'émirat qui s'est le plus ouvert sur les marchés financiers internationaux et s'est très lourdement endetté, a été, pour ces raisons, le plus touché.
« Maintenant, tous les besoins de refinancement de Dubaï pour cette année, qui sont de l'ordre de 15 à 16 milliards de dollars, sont couverts », a noté M. Azzam.
Hamad Buamim, le directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie de Dubaï, a aussi affirmé croire en une reprise rapide de l'économie locale.
Les Émirats arabes unis sont bien armés pour résister à la crise financière grâce à l'intervention des pouvoirs publics et rebondiront plus rapidement que beaucoup d'autres pays, selon des analystes et des responsables locaux.L'accroissement des dépenses publiques devrait permettre à l'économie des sept émirats qui composent la fédération d'éviter le pire de la crise, même si l'intervention des pouvoirs publics a été lente, ont relevé ces personnalités lors d'un forum en début de semaine à Dubaï.La reprise « aura lieu beaucoup plus rapidement que beaucoup ne le prédisent », a assuré cheikh Nahyane ben Moubarak al-Nahyane, le ministre émirati de...
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