Patronat et syndicats accusent les hommes politiques d’entraver la dynamique économique
Les organismes économiques dénoncent la « polémique stérile » sur le budget et appellent les dirigeants à prendre conscience des défis auxquels est confronté le pays.
OLJ /
le 04 mars 2009 à 01h01
Après s'être entretenu avec les représentants des différentes associations professionnelles et de la CGTL, le président des organismes économiques, Adnane Kassar, a publié hier un communiqué dénonçant le blocage politique dont est victime le projet de budget 2009. « À chaque fois que le Liban vit des développements positifs, surtout aux niveaux économique et social, des incidents surgissent sur la scène locale pour nous ramener en arrière, sans aucune justification », souligne le texte qui parle au nom du patronat et des syndicats. Ainsi, « au moment où le Liban semble avoir échappé aux secousses de la crise économique mondiale (...) les calculs politiques viennent une nouvelle fois entraver la dynamique économique du pays pour menacer, à travers la polémique stérile sur le budget public, les réalisations des Libanais, en particulier celles du secteur privé. Comme si les Libanais sont destinés à affronter seuls les mers agitées, tandis que les hommes politiques sont passés maîtres dans l'art de rater les opportunités, de détruire l'esprit d'initiative et de casser les reprises économiques, année après année, crise après crise », poursuit le communiqué. Les organismes économiques affirment être « extrêmement inquiets » du retard pris dans l'adoption du projet de budget affirmant que cette situation affecte « le climat de confiance que nous avons œuvré à instaurer, et les progrès réalisés en dépit des difficultés ». Le communiqué souligne en effet que les différents secteurs enregistrent une croissance significative et que les dépôts bancaires sont en hausse grâce à l'amélioration du climat de confiance. Interrogé par L'Orient-Le Jour, Adnane Kassar a estimé qu'il « est inadmissible qu'un pays n'ait pas de budget pendant trois ans. L'économie repose sur le secteur privé, mais il y a des cadres, des fondements et des principes à respecter. L'incapacité du gouvernement à adopter le budget témoigne de déséquilibres ». Pour cela, « nous appelons le président de la République, Michel Sleiman, à mettre fin à la crise du budget en trouvant une solution médiane », a-t-il ajouté. Le communiqué exhorte également les hommes politiques à prendre conscience des défis auxquels est confronté le Liban et d'accompagner les efforts menés par le secteur privé.
Après s'être entretenu avec les représentants des différentes associations professionnelles et de la CGTL, le président des organismes économiques, Adnane Kassar, a publié hier un communiqué dénonçant le blocage politique dont est victime le projet de budget 2009. « À chaque fois que le Liban vit des développements positifs, surtout aux niveaux économique et social, des incidents surgissent sur la scène locale pour nous ramener en arrière, sans aucune justification », souligne le texte qui parle au nom du patronat et des syndicats. Ainsi, « au moment où le Liban semble avoir échappé aux secousses de la crise économique mondiale (...) les calculs politiques viennent une...
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