Riyad exhorte les Arabes à s’unir face au « défi iranien »
Les chefs de la diplomatie saoudien, syrien et égyptien se sont réunis au Caire pour consolider la réconciliation interarabe.
OLJ /
le 04 mars 2009 à 00h02
Le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud al-Fayçal, a exhorté les pays arabes à l'union, notamment pour faire face au « défi iranien », hier, à l'ouverture d'une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères au Caire. « Afin de consacrer la réconciliation arabe, nous avons besoin d'une vision commune sur les questions relatives à la sécurité arabe afin de faire face au défi iranien », a déclaré le ministre saoudien. L'influence iranienne - pays non arabe et chiite -, qui s'exerce notamment à travers le Hezbollah et le Hamas, inquiète les régimes sunnites de la région dont l'Arabie saoudite. Le programme nucléaire de Téhéran - uniquement civil selon la République islamique, mais qui vise à acquérir l'arme atomique selon l'Occident - est également perçu comme un danger. En septembre dernier, devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le prince saoudien avait exhorté l'Iran à respecter ses obligations concernant son programme nucléaire, afin d'éviter à la région des « conflits dévastateurs, une course futile à l'armement ». Par ailleurs, la réunion des ministres arabes des Affaires étrangère au Caire a été une occasion pour faire avancer la réconciliation interarabe. Le chef de la diplomatie saoudien a rencontré en marge de la réunion ses homologues syrien, Walid elMoallem, et égyptien, Ahmad Aboul Gheit, pour préparer un éventuel sommet entre les dirigeants des trois pays afin de consolider la réconciliation. Pour sa part, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a indiqué hier que « beaucoup d'obstacles entravent encore la réconciliation interarabe », tout en ajoutant que « l'atmosphère est clairement moins tendue ». Il a par ailleurs affirmé que le principal différend entre les pays arabes concerne la nature de la relation avec l'Iran. Les chefs de la diplomatie arabes ont par ailleurs discuté de la situation régionale et de la réconciliation interpalestinienne. « Les discussions étaient très constructives et les participants ont décidé de poursuivre l'étude de ce dossier lors du prochain sommet arabe, le 30 mars à Doha, a précisé M. Moussa. La réunion du Caire a été tenue pour garantir le succès du sommet de Doha. » Sur le plan palestinien, M. Moussa a également affirmé que « personne n'a l'intention d'éliminer le Hamas. D'ailleurs, l'armée israélienne a échoué de le faire lors de sa dernière offensive contre la bande de Gaza ». « La réconciliation interpalestinienne doit avoir lieu le plus tôt possible », a encore ajouté M. Moussa tout en indiquant que les Nations unies et les pays arabes participeront ensemble pour la reconstruction de la bande de Gaza.
Le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud al-Fayçal, a exhorté les pays arabes à l'union, notamment pour faire face au « défi iranien », hier, à l'ouverture d'une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères au Caire. « Afin de consacrer la réconciliation arabe, nous avons besoin d'une vision commune sur les questions relatives à la sécurité arabe afin de faire face au défi iranien », a déclaré le ministre saoudien. L'influence iranienne - pays non arabe et chiite -, qui s'exerce notamment à travers le Hezbollah et le Hamas, inquiète les régimes sunnites de la région dont l'Arabie saoudite. Le programme nucléaire de Téhéran...
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