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Économie - International - Matières Premières

L’or, reine des valeurs-refuge, s’envole à nouveau vers les 1 000 dollars

Le marché du diamant va rester difficile en 2009, prévient De Beers.
Un or insolemment vaillant s'est envolé vers les 1 000 dollars hier, retrouvant ses plus hauts depuis plus de sept mois et sa couronne de reine des valeurs-refuge, dans un contexte de ruée des investisseurs désorientés par les craintes persistantes sur l'économie mondiale.
Il a frôlé vendredi le seuil symbolique, en touchant 999,1 dollars l'once, vendredi après-midi, un plus haut depuis près d'un an. Il n'a pas repassé ce seuil depuis le 18 mars 2008, jour qui avait suivi son record historique à 1 032,70 dollars.
« L'or continue de briller comme une balise de détresse dans la nuit », illustrent les analystes de Barclays Capital.
« Les achats sur marché de l'or commencent à ressembler à une tocade, mais d'après les discussions que nous avons avec des clients qui veulent investir, on pourrait n'en être qu'aux premiers stades de cette tocade », commente John Reade, d'UBS Metals, indiquant que les ventes pour la joaillerie avaient plongé cette année, « le marché de l'or n'étant plus désormais qu'une seule histoire, celle de la demande spéculative ».
Cet appétit des investisseurs « spéculatifs » s'explique pour les analystes davantage par la crainte de perdre que par l'envie de gagner.
Alors que l'envolée de l'or en 2008 trouvait largement sa source dans la baisse du dollar, monnaie dans laquelle est libellée la majorité des matières premières, son attrait actuel tient plus à la frilosité actuelle des marchés.
« L'intense corrélation entre le dollar et le prix de l'or s'est cassée depuis mi-décembre, avec notamment l'annonce de la Réserve fédérale (Fed) qu'elle allait passer au stade de l'assouplissement quantitatif, après avoir ramené ses taux près de zéro », explique Derek Halpenny, de Bank of Tokyo-Mitsubishi.
« Le rôle de l'or comme alternative pour protéger son bien s'est vu démultiplié par le désir de ne pas voir fondre son capital, ajoute-t-il, l'augmentation de la base monétaire de plusieurs pays ayant érodé la valeur de leurs devises. »
« Par exemple, illustre-t-il encore, le dernier seuil de résistance de l'or remonte à la publication du rapport trimestriel sur l'inflation, dans lequel la Banque d'Angleterre a annoncé que les mesures d'assouplissement quantitatif étaient imminentes ».
Plus largement, les craintes persistantes sur l'état de l'économie mondiale continuent de mettre en lumière le précieux métal: « Malgré une consolidation des cours en début de semaine, il a suffi de l'avertissement de la Fed, selon laquelle l'économie américaine pourrait se contracter plus fort qu'anticipé cette année, pour repousser l'once vers des sommets », observe James Moore, du London Bullion Desk.
L'or s'est en effet élevé à un premier plus haut depuis sept mois mercredi, après cette annonce.
« De puissants flux d'investissement de la part des ETF (Exchange Traded Funds) continuent de refléter le désir des investisseurs de se protéger de la dislocation économique actuelle », juge Robin Bahr, de Calyon, qualifiant l'or d'« ultime refuge en ces temps de crise ».
L'analyste remarque que cette frénésie à sortir des actifs traditionnels, comme les actions, les obligations et les devises, a profité à l'or et aussi à l'ensemble du complexe des métaux précieux.
Sur un autre plan, le numéro un mondial du diamant, le groupe minier sud-africain De Beers, a dit hier s'attendre à ce que la crise économique pèse sur la demande de diamants cette année, après avoir déjà fait ressentir ses effets fin 2008, et il s'est vu accorder un prêt par ses actionnaires pour faire face à cette mauvaise passe.
Dans un communiqué, De Beers a indiqué que son chiffre d'affaires a augmenté de 1 % seulement en 2008, à 6,888 milliards de dollars. Son bénéfice sous-jacent a quant à lui progressé de 7 %, à 515 millions de dollars. Au total, le groupe a produit 48,1 millions de carats, contre 51,1 millions en 2007.
Si De Beers a enregistré des ventes record sur les neufs premiers mois de l'exercice, il a souligné qu'elles ont « nettement ralenti au quatrième trimestre, en raison du retournement économique mondial et de la diminution des liquidités dans les principaux centres mondiaux de taille qui s'est ensuivie », aboutissant à une croissance annuelle ramenée à 1 %.
Concernant les perspectives, le groupe a indiqué s'attendre à ce que « les conditions d'activité restent difficiles tout au long de 2009 ».
De Beers est détenu à 45 % par le groupe britannique Anglo American, à 40 % par la famille Oppenheimer et à 15 % par le gouvernement du Botswana. Par ailleurs, Anglo American, qui publiait ses propres résultats annuels le même jour, a indiqué de son côté que « les actionnaires de De Beers ont accepté de lui accorder des prêts, répartis proportionnellement à leurs participations, à hauteur de 500 millions de dollars au total », sa quote-part s'élevant donc à 225 millions de dollars.
Un or insolemment vaillant s'est envolé vers les 1 000 dollars hier, retrouvant ses plus hauts depuis plus de sept mois et sa couronne de reine des valeurs-refuge, dans un contexte de ruée des investisseurs désorientés par les craintes persistantes sur l'économie mondiale.Il a frôlé vendredi le seuil symbolique, en touchant 999,1 dollars l'once, vendredi après-midi, un plus haut depuis près d'un an. Il n'a pas repassé ce seuil depuis le 18 mars 2008, jour qui avait suivi son record historique à 1 032,70 dollars.« L'or continue de briller comme une balise de détresse dans la nuit », illustrent les analystes de Barclays Capital.« Les achats sur marché de l'or commencent à ressembler à une...
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