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Économie - États-Unis

Avec la relance de l’immobilier, Obama s’attaque au mal à la racine

Le président Barack Obama a annoncé hier un plan qui pourrait coûter plusieurs centaines de milliards de dollars pour aider des millions de propriétaires menacés de saisie et s'attaquer à ce qui a pr écipité dans la crise la première économie mondiale.
« Nous sommes tous en train de payer le prix de cette crise de la propriété immobilière. Et nous paierons tous un prix encore plus élevé si nous laissons cette crise s'aggraver », a-t-il averti en annonçant ces mesures à Phoenix (Arizona, Sud-Ouest), l'un des États les plus durement touchés par la crise immobilière.
Le plan coûtera 75 milliards de dollars au minimum mais peut-être plusieurs centaines de milliards au bout du compte. Il aidera entre sept et neuf millions de familles à éviter la saisie, a dit M. Obama, un sort connu en 2008 par plus de 3 millions de ménages américains incapables de rembourser leurs prêts.
C'est de l'immobilier qu'est partie la pire crise que les États-Unis aient connue depuis des décennies, quand une multitude de propriétaires se sont retrouvés pris au piège des taux variables. La crise, devenue patente en 2007, s'est propagée par l'intermédiaire des produits financiers adossés à ces prêts, grippant le système financier, tarissant le crédit, ralentissant l'activité économique et la consommation, et gagnant l'économie mondiale en augmentant le chômage.
Ainsi le plan d'aide aux propriétaires était, selon M. Obama, l'une des nécessités impérieuses pour combattre la crise. Il s'associe à un plan de relance que M. Obama a signé mardi, et qui est censé créer ou sauver plus de 3,5 millions d'emplois dans les deux ans, et à un plan de stabilisation du système financier présenté la semaine passée.
Le plan dévoilé hier débloque 75 milliards de dollars (plus que les 50 milliards attendus) pour permettre à 3-4 millions de ménages de renégocier leurs emprunts immobiliers.
Par ailleurs, entre 4 et 5 millions de propriétaires pourront bénéficier d'une garantie dans le cadre du refinancement de leur emprunt. Le coût de cette disposition n'est pas connu, le Trésor ne sachant pas encore combien de ménages voudront en bénéficier. Une autre inconnue réside dans le coût pour l'État de son soutien aux organismes de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac, dont la valeur nette comptable minimale doit doubler de 100 à 200 milliards de dollars chacun.
Comme la veille avec le plan de relance, les mesures annoncées hier par M. Obama n'ont pas convaincu les marchés.
Ce dernier a reconnu que son plan avait des « limites » et a affirmé la nécessité de réformer les pratiques des banques et des prêteurs, mais aussi de mettre fin au comportement irresponsable de ceux qui savaient qu'ils ne pourraient pas honorer leurs obligations.
Ce plan ne sauvera pas ceux qui ont agi « de manière irresponsable ou sans scrupules », a-t-il dit.
Son secrétaire au Trésor, Tim Geithner, a souligné que le plan ne ferait pas que ranimer le marché immobilier : « En contribuant à maintenir les taux d'emprunts à un bas niveau et à diminuer les traites mensuelles, vous mettez de l'argent dans la poche des Américains, et cela stimule l'économie. »
M. Obama, au pouvoir depuis seulement un mois, n'est pas au bout de ses peines : mardi soir, General Motors et Chrysler ont réclamé encore plusieurs milliards de dollars d'aide publique pour échapper à la faillite.
« Nous sommes tous en train de payer le prix de cette crise de la propriété immobilière. Et nous paierons tous un prix encore plus élevé si nous laissons cette crise s'aggraver », a-t-il averti en annonçant ces mesures à Phoenix (Arizona, Sud-Ouest), l'un des États les plus durement touchés par la crise immobilière.Le plan coûtera 75 milliards de dollars au minimum mais peut-être plusieurs centaines de milliards au bout du compte. Il aidera entre sept et neuf millions de familles à éviter la saisie, a dit M. Obama, un sort connu en 2008 par plus de 3 millions de ménages américains incapables de rembourser leurs prêts.C'est de l'immobilier qu'est partie la pire crise que les États-Unis aient...
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