Sur le front des mauvaises nouvelles, la zone euro a connu le pire déficit commercial de son histoire en 2008, à hauteur de 32,1 milliards d'euros, contre un excédent de 15,8 milliards en 2007, selon l'office statistique européen Eurostat.
La Russie s'attend désormais à un recul de 2,2 % de son PIB en 2009, contre une baisse de 0,2 % prévue auparavant, a déclaré le vice-ministre du Développement économique Andreï Klepatch. C'est la deuxième fois depuis janvier que la Russie revoit en baisse ses prévisions de croissance.
Les Pays-Bas sont dans une « grave récession », selon le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende. Le Bureau central du plan néerlandais (CPB) estime que le PIB va baisser de 3,5 % en 2009, alors qu'il tablait sur une contraction de 0,75 % il y a deux mois, et le déficit budgétaire devrait grimper à 3 % en 2009 et 5,5 % en 2010.
En France, le déficit public est aussi dans le rouge : il « dépassera forcément 4,4 % du produit intérieur brut en 2009 », selon le ministre du Budget Éric Woerth.
En Allemagne, l'indice de l'institut ZEW, qui mesure les attentes des milieux financiers pour l'économie, reste négatif. Ce qui signifie que les experts s'attendent à une dégradation de la conjoncture dans un délai de six mois. Mais cet indice est moins mauvais que prévu. Alors que les économistes avaient misé en moyenne sur un indice à -25 points, après -31 points en janvier, il a fait un bond en février, augmentant de 25,2 points à -5,8 points.
En Grande-Bretagne aussi, les chiffres ne sont pas aussi mauvais que certains le craignaient. Les prix à la consommation ont baissé de 0,7 % en janvier alors que les économistes tablaient sur -1,1 % (hors logement). Sur un an, ces prix ont augmenté de 3 %, après 3,1 % en décembre. Les économistes prévoyaient un ralentissement à +2,7 %.
Pour le directeur du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, la sortie de crise au plan mondial n'est pas à attendre avant « début 2010 si on fait tout comme il faut », c'est-à-dire « aller jusqu'au bout du nettoyage du bilan des banques », qui ne « se met pas en place assez vite ». Sinon, après une année 2009 « difficile », le marasme « va durer », a-t-il prévenu.
Autre secteur en crise, l'automobile. En Allemagne, le constructeur haut de gamme Daimler a annoncé que des charges importantes allaient peser sur son résultat en 2009, après l'effondrement de 65 % de son bénéfice net en 2008.
Au Japon, le ministre des Finances Shoichi Nakagawa a remis sa démission après la polémique sur son ébriété présumée lors de la réunion du G7 samedi à Rome. Il a été immédiatement remplacé par Kaoru Yosano, l'actuel ministre de la Politique économique et budgétaire. Cette démission a plombé la Bourse de Tokyo où le Nikkei a achevé la séance en recul de 1,35 %.
Même morosité, mais en pire, sur les places européennes qui ont toutes clôturé en forte baisse : -2,43 % à Londres, -2,94 % à Paris et -3,44 % à Francfort.


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