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Moyen Orient et Monde - Madagascar

Première riposte populaire du camp présidentiel depuis la crise

Plus de 30 000 partisans du président Marc Ravalomanana, contesté par le maire destitué d'Antananarivo, se sont réunis hier dans la capitale malgache pour asseoir la légitimité du chef de l'État.
Pour cette première riposte populaire du camp présidentiel depuis le début de la crise ouverte mi-décembre avec le maire déchu d'Antananarivo, Andry Rajoelina, le parti présidentiel TIM (J'aime Madagascar) a réussi à mobiliser la base. Les gradins du stade de Mahamasina, situé en centre-ville, étaient pleins, ainsi qu'une partie de la pelouse. Une foule fervente applaudissait à tout rompre au passage d'une banderole sur laquelle était écrit : « Tsy Mila TGV », « Pas besoin de TGV », le surnom donné par ses partisans à M. Rajoelina. La foule a scandé à plusieurs reprises « arrêtez TGV », avant de se disperser dans le calme. M. Rajoelina est engagé dans un bras de fer avec M. Ravalomanana, dont il réclame la destitution, et a pris la tête d'une « Haute Autorité de transition » censée à ses yeux remplacer le pouvoir en place.
Le Premier ministre Charles Rabemananjara et une dizaine de ministres assistaient au meeting. Dans une adresse lue à la tribune à l'attention du « secrétaire général des Nations unies et des partenaires techniques et financiers », le président du Sénat, Yvan Randriasandratriniony, a jugé que ce rassemblement était « une forme d'expression (...) pour une majorité restée jusqu'ici silencieuse (...) pour montrer qu'il y a une masse importante de la population qui se désolidarise totalement de toute forme d'anarchie ». En tout, près d'une centaine de personnes sont mortes à Madagascar dans les violences qui ont émaillé depuis le 26 janvier le bras de fer entre M. Rajoelina et M. Ravalomanana, dont au moins 28 tuées samedi par la garde présidentielle.
À l'extérieur du stade, la ville tournait quelque peu au ralenti après l'appel à une journée « ville morte », lancé mardi par le maire. Aucun dispositif policier n'était visible dans le centre-ville, où les écoles étaient ouvertes et les transports en commun et les voitures particulières circulaient. Peu d'élèves étaient toutefois présents dans les établissements scolaires et des magasins ont préféré ne pas ouvrir.
Entre-temps, la communauté internationale poursuivait hier son forcing pour tenter de concilier les positions tranchées des deux hommes forts de la Grande Île. Dans ce cadre, M. Ravalomanana s'est entretenu avec le secrétaire d'État français à la Coopération, Alain Joyandet, venu à Madagascar. M. Joyandet a appelé au « dialogue » pour résoudre la crise.

Plus de 30 000 partisans du président Marc Ravalomanana, contesté par le maire destitué d'Antananarivo, se sont réunis hier dans la capitale malgache pour asseoir la légitimité du chef de l'État.Pour cette première riposte populaire du camp présidentiel depuis le début de la crise ouverte mi-décembre avec le maire déchu d'Antananarivo, Andry Rajoelina, le parti présidentiel TIM (J'aime Madagascar) a réussi à mobiliser la base. Les gradins du stade de Mahamasina, situé en centre-ville, étaient pleins, ainsi qu'une partie de la pelouse. Une foule fervente applaudissait à tout rompre au passage d'une banderole sur laquelle était écrit : « Tsy Mila TGV », « Pas...
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