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Moyen Orient et Monde

Barak : « Je conseille au Hamas de ne pas nous chercher noise »

Proche-Orient Le Hamas au Caire affirme qu'il accepterait « une trêve d'une durée limitée et non illimitée ».
L'aviation israélienne a mené hier des raids dans la bande de Gaza, après les menaces du Premier ministre Ehud Olmert de riposter sévèrement à un nouveau tir de roquette palestinienne sur le sud d'Israël. Au moins trois missiles ont visé des tunnels qui servent, selon Israël, à la contrebande d'armes au profit du mouvement islamiste Hamas, dans le secteur de Rafah, à la frontière avec l'Égypte, sans faire de victimes. Peu après, un appareil israélien a attaqué une position vide de la branche armée du Hamas à Khan Younès, également dans le sud de la bande de Gaza. Ces raids sont survenus quelques heures après la chute d'une roquette tirée depuis la bande de Gaza sur Ashkelon, grande ville du sud d'Israël située à environ 13 km du territoire palestinien. La roquette, de type Grad, a provoqué des dégâts, mais n'a pas fait de victimes, selon un porte-parole militaire.
M. Olmert a promis de réagir. « Toute provocation, même la plus petite, entraînera une riposte des plus sévères jusqu'à ce que ces tirs cessent totalement », a-t-il déclaré. Avant les raids, l'armée israélienne a exhorté dans des messages téléphoniques les habitants du secteur de Rafah de s'en éloigner. « Je conseille au Hamas de ne pas nous chercher noise », a pour sa part déclaré le ministre israélien de la Défense Ehud Barak dans une allocution lors d'une conférence à Hertzliya, près de Tel-Aviv. « L'armée de l'air opère (dans la bande de Gaza) au moment où je vous parle. Nous avons promis le calme dans le sud (d'Israël) et nous allons tenir parole », a ajouté M. Barak qui avait convoqué d'urgence dans la matinée les services de sécurité et les responsables de l'armée.
MM. Olmert et Barak ainsi que la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni se sont réunis après le tir de roquette depuis la bande de Gaza contrôlée par les islamistes du Hamas. Selon la radio publique, ils ont discuté d'une possible riposte et évoqué les discussions indirectes au Caire, via l'Égypte, avec le Hamas sur une trêve consolidant le cessez-le-feu qui avait mis fin aux combats à Gaza le 18 janvier après une offensive israélienne de 22 jours. « Il faut frapper durement le Hamas. Sinon, l'équilibre de la dissuasion que nous avons créé lors de la (précédente) opération sera remis en cause », a dit Mme Livni. Le chef de la droite israélienne, Benjamin Netanyahu, a promis pour sa part qu'il ferait « tomber » le mouvement islamiste, s'il devient Premier ministre après les législatives du 10 février.

Discussions entre le Hamas et les Égyptiens sur une trêve
Au Caire, une délégation du Hamas a discuté avec des responsables égyptiens des modalités d'une trêve formelle à Gaza. Des représentants du Hamas, venus de Gaza et de Syrie, se sont entretenus au Caire avec le chef des renseignements égyptiens Omar Souleimane, l'homme-clé des négociations indirectes entre Israël et le Hamas. Selon un responsable du Hamas basé à Damas, Mohammad Nazzal, la délégation a indiqué au général Souleimane que le mouvement n'accepterait pas une trêve illimitée avec Israël et a de nouveau exigé l'ouverture de tous les points de passage de la bande de Gaza en échange d'une trêve. La délégation a souligné qu'elle accepterait « une trêve d'une durée limitée et non illimitée », a dit M. Nazzal, ajoutant que le mouvement ne donnerait pas des garanties sur l'arrêt de la contrebande d'armes à Gaza, une exigence d'Israël. Il a répété que le Hamas recherchait une trêve d'un an. Selon l'agence officielle égyptienne MENA, la délégation du Hamas, conduite par Emad al-Alami, membre du bureau politique du mouvement en exil à Damas, devait transmettre sa réponse aux propositions égyptiennes d'une trêve entrant en vigueur le 5 février et d'une réunion de réconciliation palestinienne le 22.
À Washington, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a appelé le Hamas à mettre un terme à ses tirs de roquettes sur Israël et affirmé que les États-Unis voulaient aider à l'établissement d'un État palestinien « viable » en Cisjordanie et à Gaza. Elle a aussi annoncé que l'émissaire spécial pour le Proche-Orient George Mitchell, qui vient d'achever une première mission d'information dans la région, y repartirait « avant la fin du mois ». Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a réitéré hier son appel à un cessez-le-feu durable dans la bande de Gaza et la réouverture des points de passage aux frontières de ce territoire. De son côté, Mahmoud Abbas a été reçu hier par le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, qui lui a témoigné de sa « compassion » à l'égard du peuple palestinien après l'offensive meurtrière d'Israël. Enfin, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a exhorté Israël à autoriser l'entrée de billets de banque à Gaza pour remédier à un problème de liquidités dans le territoire soumis à un blocus.
L'aviation israélienne a mené hier des raids dans la bande de Gaza, après les menaces du Premier ministre Ehud Olmert de riposter sévèrement à un nouveau tir de roquette palestinienne sur le sud d'Israël. Au moins trois missiles ont visé des tunnels qui servent, selon Israël, à la contrebande d'armes au profit du mouvement islamiste Hamas, dans le secteur de Rafah, à la frontière avec l'Égypte, sans faire de victimes. Peu après, un appareil israélien a attaqué une position vide de la branche armée du Hamas à Khan Younès, également dans le sud de la bande de Gaza. Ces raids sont survenus quelques heures après la chute d'une roquette tirée depuis la bande de Gaza sur Ashkelon, grande ville du...
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