François Bayrou, le « troisième homme » de la présidentielle qui a refusé sa voix à Nicolas Sarkozy au second tour, aborde l’inconnue des législatives en préparant la création de son futur parti, le Mouvement démocrate, qui pourrait marquer une scission de l’UDF. Le leader centriste, qui veut poser ce parti en « contre-pouvoir » au nouveau président de la République, a convoqué pour jeudi un conseil national pour préparer les scrutins des 10 et 17 juin. Il proposera à cette instance de lancer un « Mouvement démocrate », qui rompra avec la tradition ancrée au centre-droit de l’UDF pour s’ouvrir vers le centre-gauche, reflétant la structure de l’électorat de M. Bayrou au premier tour (18,57 % des voix). Au second tour, ses électeurs se sont reportés à peu près à égalité entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, une minorité s’abstenant ou votant blanc ou nul (40 %, 40 % et 20 %, selon la Sofres). Mais les députés UDF, qui dans leur grande majorité ont soutenu M. Sarkozy au second tour, rechignent à le suivre dans ce nouveau combat. Leur chef de file, Hervé Morin, a ainsi annoncé hier qu’il s’inscrivait « clairement » dans la nouvelle majorité présidentielle, regrettant que M. Bayrou ait décidé « de se positionner dans l’opposition jusqu’en 2012 ». Pour construire ce nouveau parti, l’entourage du leader centriste mise sur une « probable implosion » du PS et sur une recomposition du paysage politique, qui permettrait un rapprochement entre centristes et sociaux-démocrates.
François Bayrou, le « troisième homme » de la présidentielle qui a refusé sa voix à Nicolas Sarkozy au second tour, aborde l’inconnue des législatives en préparant la création de son futur parti, le Mouvement démocrate, qui pourrait marquer une scission de l’UDF. Le leader centriste, qui veut poser ce parti en « contre-pouvoir » au nouveau président de la République, a convoqué pour jeudi un conseil national pour préparer les scrutins des 10 et 17 juin. Il proposera à cette instance de lancer un « Mouvement démocrate », qui rompra avec la tradition ancrée au centre-droit de l’UDF pour s’ouvrir vers le centre-gauche, reflétant la structure de l’électorat de M. Bayrou au premier tour (18,57 % des voix). Au second tour, ses électeurs se sont reportés à peu près à égalité entre Nicolas Sarkozy...
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