Le bruissement qui parcourt les rues de la capitale ces temps-ci ne doit rien à l’arrivée de l’automne dans les arbres. Effrayantes, paralysantes, destructrices et antiproductives, les rumeurs courent les salons. «Ça va barder après ramadan», «on va devenir une république islamique», «les attentats vont reprendre», «telle faction se réarme», «les Syriens vont revenir», «l’année scolaire ne sera pas complète»… Nous revoilà comme aux pires moments de cette guerre de quinze ans que, il faut bien l’avouer, nous n’avons encore ni comprise, ni digérée. Peu importe d’où émanent ces messages alarmistes, peu importe l’identité de ces cassandres, ce qui compte aujourd’hui, c’est l’impact de cette déferlante funeste. Les premiers stigmates sont le «houbout», ce fameux mal qui provoque un...
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Les rumeurs de la terreur ou la terreur de la rumeur
Par MEHANNA Tania HADJITHOMAS, le 05 octobre 2006 à 00h00
Le bruissement qui parcourt les rues de la capitale ces temps-ci ne doit rien à l’arrivée de l’automne dans les arbres. Effrayantes, paralysantes, destructrices et antiproductives, les rumeurs courent les salons. «Ça va barder après ramadan», «on va devenir une république islamique», «les attentats vont reprendre», «telle faction se réarme», «les Syriens vont revenir», «l’année scolaire ne sera pas complète»… Nous revoilà comme aux pires moments de cette guerre de quinze ans que, il faut bien l’avouer, nous n’avons encore ni comprise, ni digérée. Peu importe d’où émanent ces messages alarmistes, peu importe l’identité de ces cassandres, ce qui compte aujourd’hui, c’est l’impact de cette déferlante funeste. Les premiers stigmates sont le «houbout», ce fameux mal qui provoque un...


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