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Un peu plus de... Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes

«Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes ! » Ça ne vous dit rien ? C’était le slogan du chocolat Lindt dans les années 80… en France. Les années 80 au Liban, c’était tout autre chose. Vingt ans plus tard (trente ans même), on a besoin plus que jamais de ces « quelques grammes de finesse » et même carrément de quelques bons gros kilos. Ce fameux slogan, il est pile poil ce que cette rubrique va vous proposer pendant quelque temps. Quelques « minutes » de finesse (de douceur, de tendresse, de tranquillité, de légèreté, d’insouciance) dans ce monde de brutes… bref ces moments qui sont une parenthèse à ce que nous vivons aujourd’hui. Ces moments-là, quand on zappe. Au sens propre comme au sens figuré. On zappe les infos en continu, on zappe les images d’horreur, on zappe les discours pendant deux petites heures et on se met une bonne petite comédie romantique des années 80 (tient encore elles) ou d’une autre époque. Deux heures de flânerie pour l’esprit. C’est vrai que ça change les idées de voir le film de Chatillez. Et même si avant et après, et même si pendant, on repense à la spirale infernale dans laquelle on se trouve, si les clichés nous reviennent, on doit continuer le film. On doit continuer à rire, à sourire, à rêver devant sa télé. Parce que la vie gagne, et que même si elle ressemble plus à une mer déchaînée qu’à un long fleuve tranquille, c’est elle qui l’emportera. On a tous besoin d’un peu de douceur, d’un peu d’humour, d’un rayon de calme. Bob Marley, John Lennon, la voix de Maurane sur ce Prélude de Bach, ce sublime et mythique Prélude de Bach et les autres, qui vont orner ces lignes jusqu’à ce que tout cela se termine, doivent s’infiltrer dans nos cerveaux afin qu’ils s’aèrent, qu’ils s’envolent, qu’ils respirent. Nos pupilles aussi ont besoin de répit. Les Le Quesnoy et les Groseille (que tout oppose et finalement que tout rassemble – tient étrange coïncidence), la naïveté de Forrest (on en a bien besoin en ce moment) ou la prestation étrangement émouvante de Peter Sellers (« Birdy Nam Nam ? »), c’est cela dont on a besoin. Rien à acheter, juste ressortir ses DVD, voire même ses K7 (et la nostalgie avec), emprunter, louer, se repasser ses vieux disques, voire même ses K7, écouter du classique, des classiques, des nouveautés que l’on a déjà, jouer et rejouer encore Raphaël ou Bob Marley, Dylan ou Ben Harper et laisser quelques secondes le son des bombes s’éteindre dans le vent, les troquer pour le son d’une voix, le son d’une note. Parce que nous ne voulons pas revivre la même chose, nous ne voulons pas que Feyrouz soit associée à la guerre, mais à Sah el-Nom, la comédie qu’elle aurait dû… qu’elle jouera l’année prochaine à Baalbeck, parce que nous ne voulons pas revivre la même chose, nous ne voulons pas voir Magida Roumi gémir, mais chanter son Adagio en arabe, parce que nous ne voulons pas revivre la même chose…

«Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes ! » Ça ne vous dit rien ? C’était le slogan du chocolat Lindt dans les années 80… en France. Les années 80 au Liban, c’était tout autre chose. Vingt ans plus tard (trente ans même), on a besoin plus que jamais de ces « quelques grammes de finesse » et même carrément de quelques bons gros kilos. Ce fameux slogan, il est pile poil ce que cette rubrique va vous proposer pendant quelque temps. Quelques « minutes » de finesse (de douceur, de tendresse, de tranquillité, de légèreté, d’insouciance) dans ce monde de brutes… bref ces moments qui sont une parenthèse à ce que nous vivons aujourd’hui. Ces moments-là, quand on zappe. Au sens propre comme au sens figuré. On zappe les infos en continu, on zappe les images d’horreur, on zappe les discours pendant...