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Emerson, le blessé de 2002, à la conquête de 2006

Le milieu de terrain brésilien Emerson, qui avait raté le Mondial de football 2002 en se blessant, comme Cissé et Edmilson il y a quelques jours, juste avant le début de la compétition, revient en 2006 pour tenter de soulever un trophée qui lui tendait les bras. Il était capitaine. Il était indiscutable dans l’équipe. La veille du premier match de la Seleçao en Corée du Sud, lors de la reconnaissance du stade, Emerson prend place dans les buts et se démet l’épaule droite en tentant d’arrêter un tir de Rivaldo. Adieu Mondial. « J’ai bien digéré aujourd’hui. Quatre ans après, j’ai eu le temps. Je n’ai plus joué avec la sélection pendant huit mois, mais après j’ai réussi à y revenir. Il a fallu lever la tête, mais j’ai réussi », raconte Emerson, qui sait parfaitement ce que doivent ressentir Cissé et Edmilson. « Quand Edmilson a été “coupé” pour sa blessure, même moi je ne savais pas quoi lui dire et je suis passé par là. Je sais la douleur et comment c’est difficile. Je suis passé par là aussi. Je me rappelle de la déception que j’ai ressenti à ce moment-là. Et le joueur français (Cissé), il se blesse juste avant la Coupe, c’est dur. Mais on ne peut pas éviter cela. Moi, je me suis blessé lors d’une plaisanterie. Tu peux monter les escaliers, trébucher et voilà. C’est la vie », résume, fataliste, Emerson, qui se rappelle que le plus dur fut la suite. Pression « C’est sûr, cela été dur. La FIFA m’avait autorisé à assister au premier match sur le banc des remplaçants. C’était trop dur. Quand je suis rentré à la maison, ça allait mieux. Il y a la famille pour te soutenir. Mais, pendant les matchs, j’avais un sentiment mauvais. Je me disais que je pourrais être là à jouer », se souvient Emerson, qui rappelle, ironie du destin, qu’il avait été sélectionné au Mondial 1998 après l’éviction de Romario, jugé insuffisamment remis d’une blessure. Il n’en veut donc pas à son remplaçant de l’époque Ricardinho, aujourd’hui son coéquipier en Allemagne. « Ricardinho est un très bon compagnon. Il est super. Et notre objectif, c’est de gagner la Coupe du monde ensemble. Je suis très fier de pouvoir porter à nouveau le maillot brésilien et aller à un Mondial. J’ai une vraie passion pour ce maillot » (72 sélections selon la CBF). « On a une super équipe. On est conscient qu’on peut gagner ce Mondial, mais les autres sélections sont bonnes aussi. Il faut faire attention. Sur un match, une autre sélection peut être en meilleure forme et te battre. Tout le monde dit qu’on est favori : les Argentins, les Italiens... ça leur enlève un peu de pression des épaules, mais nous, il faut qu’on reste concentré. Au fond, tout le monde veut battre le Brésil. » Il jure aujourd’hui n’avoir aucune appréhension et se donner à fond lors des entraînements, sans penser à ce maudit plongeon coréen. « Je joue à fond parce que si je ne me donne pas je vais arriver au match à 80 % de mes moyens et cela je ne le veux pas. »

Le milieu de terrain brésilien Emerson, qui avait raté le Mondial de football 2002 en se blessant, comme Cissé et Edmilson il y a quelques jours, juste avant le début de la compétition, revient en 2006 pour tenter de soulever un trophée qui lui tendait les bras.
Il était capitaine. Il était indiscutable dans l’équipe. La veille du premier match de la Seleçao en Corée du Sud, lors...