L’initiative est historique. C’est la première fois qu’une femme se présente aux élections de la présidence de l’Ordre des ingénieurs, et clame haut et fort qu’elle est prête à se jeter dans une arène jusque-là exclusivement masculine. Pour Frida al-Rayyess Chammas, les défi est double : la jeune femme a choisi l’étiquette « indépendante » et tente d’aller à contre-courant dans un pays on ne peut plus polarisé. Alors que ses concurrents – 11 en tout jusqu’à hier soir (à l’exception de Georges Ghanem, également candidat indépendant) – cherchent à se faire une place sous l’égide des grandes formations politiques, la jeune ingénieur veut privilégier « le métier avant tout », en tablant sur un programme solide qu’elle a concocté pendant trois ans avec l’appui de 300 de ses collègues. « Ce qui manque à l’Ordre des ingénieurs, se sont les ingénieurs », ironise Frida Chammas dont les mots d’ordre sont « progrès et développement ». « Ce qui compte pour l’instant, c’est comment faire évoluer l’Ordre et non comment chercher à se positionner sur la carte politique », dit-elle. « Aujourd’hui, les Libanais sont plus que jamais divisés, d’où l’importance d’un candidat qui se situe au centre, célébrant la compétence rien que la compétence », estime la jeune femme. Diplômée de l’Université de North Eastern à Boston, Frida Chammas aime à rappeler le credo qu’elle a assimilé dans le pays de l’oncle Sam. « It is a people serving profession » (un métier au service du citoyen), dit-elle en parlant de sa profession. C’est sous cette unique loi qu’elle entend mener sa bataille demain.
Je. J.
L’initiative est historique. C’est la première fois qu’une femme se présente aux élections de la présidence de l’Ordre des ingénieurs, et clame haut et fort qu’elle est prête à se jeter dans une arène jusque-là exclusivement masculine. Pour Frida al-Rayyess Chammas, les défi est double : la jeune femme a choisi l’étiquette « indépendante » et tente d’aller à contre-courant dans un pays on ne peut plus polarisé. Alors que ses concurrents – 11 en tout jusqu’à hier soir (à l’exception de Georges Ghanem, également candidat indépendant) – cherchent à se faire une place sous l’égide des grandes formations politiques, la jeune ingénieur veut privilégier « le métier avant tout », en tablant sur un programme solide qu’elle a concocté pendant trois ans avec l’appui de 300 de ses collègues....
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