Chez Antoine Mansour, l’homme est représenté dans sa nudité première. Qu’il soit un Intellectuel discutant du problème de la tomate fondante (titre de l’une de ses toiles) ou un Pêcheur du vide voulant harponner les insaisissables symboles de vanité, il reste un être démuni, fragile, pitoyable, face au caractère tragique et dérisoire de sa destinée.
C’est du moins ce qui ressort de la quinzaine de peintures à l’huile, de grande dimension, que cet artiste, né en 1964, diplômé en architecture de l’institut des beaux-arts de l’UL et qui manie aussi bien l’art du trompe-l’œil que la création de mobilier ou la peinture «philosophique» – présente, jusqu’au 30 novembre, au Kulturzentrum (l’école allemande de Jounieh, près du téléphérique).
Des œuvres accrochées se dégage une sensibilité aiguë à la condition humaine alliée à une vision cosmique de l’univers. Ses scènes à tendance satirique et moralisatrice reflètent les recherches philosophiques et les méditations spirituelles d’Antoine Mansour. Derrière la composition lisse, où la perspective, les contrastes d’ombre et de lumière et les lignes parfaitement maîtrisées de l’anatomie humaine témoignent d’une impeccable technique, se profile une vision absurde, sinon pessimiste et onirique de la vie humaine. Ainsi, par exemple, cette Chaîne héréditaire ou ADN qui représente une file d’hommes nus, courbés, liés comme des forçats par le poids de l’existence, donc celui, fatal, de l’hérédité... Ou encore cette Loi du silence, figurée par une série de dentiers juxtaposés ficelés, pour ne pas dire muselés, par la répression...
Moins sombre, le Sage en méditation, symbolisé par un tronc d’arbre noueux aux racines denses et profondes et à la petite feuille verte émergeant en son sommet dans un halo lumineux, laisse poindre dans cet univers tourmenté, sombre et mélancolique un subtil espoir... en la nature humaine.
Z.Z.
Chez Antoine Mansour, l’homme est représenté dans sa nudité première. Qu’il soit un Intellectuel discutant du problème de la tomate fondante (titre de l’une de ses toiles) ou un Pêcheur du vide voulant harponner les insaisissables symboles de vanité, il reste un être démuni, fragile, pitoyable, face au caractère tragique et dérisoire de sa destinée.
C’est du moins ce qui ressort de la quinzaine de peintures à l’huile, de grande dimension, que cet artiste, né en 1964, diplômé en architecture de l’institut des beaux-arts de l’UL et qui manie aussi bien l’art du trompe-l’œil que la création de mobilier ou la peinture «philosophique» – présente, jusqu’au 30 novembre, au Kulturzentrum (l’école allemande de Jounieh, près du téléphérique).
Des œuvres accrochées se dégage une sensibilité...
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