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Actualités - Chronologie

PAUVRETÉ - 33 % de la population vit dans la misère 56 millions de Brésiliens subsistent avec moins de 24 euros par mois

Quelque 56 millions de Brésiliens – soit 33 % du total – vivent dans la misère, avec moins de 24 euros par mois, selon une étude d’une fondation privée diffusée hier. D’après l’économiste Marcelo Neri, coordinateur du rapport « Carte de la Faim n° 2 » élaboré par la Fondation Getulio Vargas, il y a eu un changement géographique de la pauvreté entre 2000 et 2002. « La pauvreté a baissé dans les campagnes mais pas dans les villes. Dans les régions métropolitaines comme celles de Rio et de São Paulo, la misère a augmenté », a précisé M. Neri. En moyenne, la misère dans les banlieues de ces capitales a augmenté de 18,3 % de 2000 à 2002 si l’on considère le niveau des revenus. Selon M. Neri, la crise de l’emploi a été plus sévère dans les villes que dans les campagnes. Les programmes sociaux ont notamment bénéficié à des parties du « sertao », zone semi-aride du nord-est du pays. Le chômage a un rôle déterminant dans l’augmentation de la misère et par conséquent de la violence, notamment parmi les jeunes. Le taux de chômage est de 22,6 % chez les jeunes de 15 à 29 ans contre 9 % la moyenne nationale. Le taux a quadruplé de 1989 à 2001. La ville de São Paulo a été l’une des principales victimes de l’escalade de la misère dans les années 90. Dans cette période, le nombre de pauvres a augmenté de 51 % en raison du chômage. La population qui vit dans les cinq plus grandes favelas (bidonvilles) de Rio de Janeiro – Rocinha, Complexo do Alemao, Maré, Jacarezinho et Cidade de Deus – travaille plus et gagne moins (pour le même travail) que les autres habitants de la ville. Le temps de travail de l’habitant des favelas est de 46 heures par semaine contre 40,8 h dans les quartiers riches et 43,4 h en moyenne dans l’État de Rio. Les revenus des travailleurs des favelas sont cinq fois inférieurs à ceux des quartiers les plus riches comme Lagoa ou Copacabana : 126 euros contre 670 euros. Dans l’État de Rio, le revenu moyen est de 230 euros. Alors que dans les années 1990, les pauvres se concentraient en milieu rural, dans la décennie suivante la misère s’est surtout développée dans les banlieues urbaines.
Quelque 56 millions de Brésiliens – soit 33 % du total – vivent dans la misère, avec moins de 24 euros par mois, selon une étude d’une fondation privée diffusée hier.
D’après l’économiste Marcelo Neri, coordinateur du rapport « Carte de la Faim n° 2 » élaboré par la Fondation Getulio Vargas, il y a eu un changement géographique de la pauvreté entre 2000 et 2002.
« La pauvreté a baissé dans les campagnes mais pas dans les villes. Dans les régions métropolitaines comme celles de Rio et de São Paulo, la misère a augmenté », a précisé M. Neri.
En moyenne, la misère dans les banlieues de ces capitales a augmenté de 18,3 % de 2000 à 2002 si l’on considère le niveau des revenus.
Selon M. Neri, la crise de l’emploi a été plus sévère dans les villes que dans les campagnes. Les programmes sociaux...