À peine une catastrophe s’est-elle produite quelque part sur notre planète – je vous laisse le choix entre tremblements de terre, attentats, crashs, naufrages, inondations et j’en passe... – que vous entendez aussitôt parler de cellule de crise pour assistance psychologique aux personnes traumatisées. Partout sauf chez nous et pourtant des personnes traumatisées, j’en connais: ce sont toutes ces victimes innocentes des programmes que la télé nous propose. Pas de cellule de crise pour ceux qui piquent des crises devant leur petit écran. Pas d’assistance psychologique à ces femmes, enfants, adultes ou vieillards agressés par la débilité ambiante. Commençons par les enfants auxquels on n’apprend rien, sinon à annoncer. Passons aux adolescents confrontés aux images d’une violence qui s’exerce à leurs dépens chaque fois qu’ils revendiquent le droit de manifester. Seuls les Français ont, semble-t-il, ce privilège. Les adultes ne sont pas mieux lotis. On les considère comme des enfants! On cherche à leur faire croire ce que les enfants eux-mêmes ne croiraient pas à l’évidence. Idem pour le citoyen soumis, alternativement, au «lavage des cœurs» mais surtout au lavage du cerveau. Quant à la femme, quelle image peut-on en retenir sinon celle que nous renvoie la télé: des créatures-objets, artificiellement recomposées à tel point qu’on les croirait sorties d’un même moule. De ravissants «clones», sans plus! Il y a là matière à des traumatismes durables, pour ne pas dire permanents, puisqu’ils se traduisent, dans la vie de tous les jours, par des comportements qui tiennent davantage de la schizophrénie que d’une quelconque forme de civisme. Ne pensez-vous pas, dès lors, que la cellule de crise s’impose? Alain PLISSON
P.S.: Assistance à «femme» en danger (titre français de Rent A Cop), film de Jerry London avec Burt Reynolds et Liza Minnelli.
À peine une catastrophe s’est-elle produite quelque part sur notre planète – je vous laisse le choix entre tremblements de terre, attentats, crashs, naufrages, inondations et j’en passe... – que vous entendez aussitôt parler de cellule de crise pour assistance psychologique aux personnes traumatisées.Partout sauf chez nous et pourtant des personnes traumatisées, j’en connais: ce sont toutes ces victimes innocentes des programmes que la télé nous propose. Pas de cellule de crise pour ceux qui piquent des crises devant leur petit écran. Pas d’assistance psychologique à ces femmes, enfants, adultes ou vieillards agressés par la débilité ambiante.Commençons par les enfants auxquels on n’apprend rien, sinon à annoncer. Passons aux adolescents confrontés aux images d’une violence qui s’exerce à leurs dépens...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.