Pour les adultes, quelques hommes et non des moindres. D’abord le «Breaveheart» de Mel Gibson, couronné d’Oscars et qui renoue avec la tradition d’un cinéma épique, «The Wrong Man» où Hitchcock se met au service d’une histoire vraie qu’il traite avec beaucoup d’émotion. Enfin «Passenger 57», produit typique d’un cinéma d’action à l’américaine.
Pour ceux qui ne recherchent que le divertissement, «A Chorus Line» de Richard Attenborough est le choix qui s’impose.
Avec Braveheart, sa première réalisation cinématographique, Mel Gibson fit un coup de maître. Le film trusta, à juste titre, les Oscars! Meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure photographie, meilleurs effets sonores.
Un film qui renouait avec la tradition du film épique, si souvent décrié et qui atteint ici sa plénitude.
À la fin du XIIIe siècle, le roi Édouard Ier d’Angleterre s’empare du trône d’Écosse. Le peuple est réduit à la misère, et les violences à l’encontre de la population se multiplient. William Wallace, dont la famille a été massacrée par les Anglais, prend la tête de la révolte. Avec son armée de gueux, il met l’ennemi en déroute au cours de la bataille de Stirling. Fait chevalier par les nobles écossais, Wallace s’empare ensuite de la ville d’York. Le roi lui dépêche alors Isabelle, une émissaire de charme, mariée contre son gré au fils d’Édouard. Devenue par amour l’alliée secrète de Wallace, la jeune femme l’informe des manigances du roi. Trahi par les siens, capturé, puis torturé à mort, Wallace devient le héros d’un peuple qu’il exhorta à devenir libre. Une originale épopée guerrière où le réalisme des scènes de bataille et la foi de Mel Gibson font merveille.
Diffusion dimanche à 21h00 sur Canal +
Un terroriste prend en otages les passagers d’un avion, voilà qui, en 1992, aurait dû donner matière à réflexion aux Américains, qui n’imaginaient pas de vivre le 11 septembre. Tel est le thème que développe Passenger 57 de Kevin Hooks.
Avant la mort de son épouse, assassinée sous ses yeux lors d’un hold-up, John Cutter était l’un des meilleurs spécialistes de la lutte antiterroriste. Traumatisé, il a démissionné et s’est replié sur lui-même. Après avoir végété pendant deux ans, il accepte le poste de directeur de la sécurité dans une compagnie aérienne et prend l’avion pour Los Angeles afin de signer son contrat. À bord du Jumbo-Jet se trouve, encadré par deux agents du FBI, Charles Rane, un dangereux terroriste en transfert pour être jugé en Californie. Peu après le décollage, cinq complices de Rane le libèrent après avoir tué ses gardes et prennent les passagers de l’avion en otages. Armé de son savoir-faire et aidé par une ravissante hôtesse de l’air, John Cutter va affronter les malfaiteurs et déjouer leur plan... Un honnête film d’action reprenant les ingrédients de Die Hard avec Wesley Snipes.
Diffusion lundi à 21h30 sur LBCI
Encore un film qui n’est pas destiné à relever le prestige du cinéma français: Mookie d’Hervé Palud.
Un moine missionnaire, frère Benoît, recueille un jour au bord d’une route mexicaine une jeune guenon mal en point. Il la soigne, la baptise Mookie et s’y attache pour découvrir bientôt que la petite femelle chimpanzé parle. De quoi susciter la curiosité des scientifiques. Mais frère Benoît ne veut pas voir sa Mookie transformée en animal de laboratoire. Au même moment, non loin de là, un boxeur français, Antoine Capella, refuse l’argent d’un truand et remporte un combat où il était censé «se coucher». Mieux vaut pour lui ne pas s’éterniser dans la région. Apprenant que ce dernier se rend à Mexico, frère Benoît lui demande de l’aider à récupérer Mookie à l’hôpital et de les prendre tous deux à son bord...
Associer Cantona, Villeret – très peu à son aise – et un singe savant ne dispense pas d’écrire un scénario. Résultat, des aventures exotiques très limitées, qui n’amuseront que les moins de 10 ans. Et encore!
Diffusion mardi à 20h55 sur TF1
Whoopi Goldberg a tourné le meilleur et le pire. Theodorus Rex de Jonanthan Betuel n’étant pas le meilleur, à vous de juger s’il s’agit du pire...
Une ville, dans le futur. En ce temps-là, la race des dinosaures a été recréée. Plus petits que leurs ancêtres de la préhistoire, ils vivent et travaillent comme les humains, mais sont souvent l’objet d’une discrimination regrettable. Justement, un dinosaure vient d’être assassiné dans un parc. Teddy Rex, dinosaure employé au service des relations publiques de la police, se voit promu au rang d’inspecteur et chargé de trouver le meurtrier. On lui adjoint Katie Coltrane comme coéquipière, mais cette humanoïde supporte mal le reptile aux flatulences et à l’haleine pestilentielles. Malgré tout, ils arrivent à découvrir le projet d’un savant fou qui veut exterminer les humains.
Whoopi Goldberg mène l’enquête avec un dinosaure bien élevé mais très maladroit. Passé ce moment d’extravagance, il ne reste plus grand-chose, et surtout pas le comique, dans cette version parodique du sempiternel tandem policier.
Diffusion mardi à 00h30 sur Future TV
The Wrong Man a une place spéciale dans la filmographie d’Alfred Hitchcock. En s’inspirant d’un authentique fait-divers, le maître du suspense a voulu coller au plus près possible de la réalité. D’où une approche où le suspense devient plus psychologique que visuel.
Musicien au «Stork Club» de New York, Manny Balestrero est arrêté par la police car il ressemble à un malfaiteur, auteur de plusieurs hold-up. Les victimes de son sosie le reconnaissent comme étant leur agresseur et Manny est inculpé. Il passe une première nuit en prison puis comparaît devant un tribunal où sa caution est fixée à 7500 dollars. Manny retourne en prison mais, sa caution ayant été payée, il est libéré. Son avocat, O’Connor, tente de prouver son innocence mais les alibis de Manny s’effondrent successivement, faute de témoins...
Le film prend pour base un fait-divers authentique et Hitchcock s’est attaché à son héros comme à un cas clinique. Il décrit avec minutie l’arrestation, les interrogatoires, l’inculpation et l’emprisonnement de Manny. Chaque geste de cet innocent, égaré dans les filets de la police et de la justice, prend une bouleversante vérité.
Henry Fonda trouve ici un de ses personnages les plus poignants. À travers lui, à travers son désespoir et ses lueurs de tendresse, c’est toute l’humanité qui semble souffrir.
Diffusion mercredi à 00h30 sur Future TV
Pour participer à un nouveau show, il leur faut danser devant un homme. Ils sont des centaines; des grands et des anonymes; ils ont consacré toute leur jeune vie à cet instant, pour faire partie des dix-sept qui poseront leurs pieds sur la fameuse Chorus Line. Une audition derrière laquelle se cachent la sueur et les larmes.
C’est ainsi, brièvement résumé, l’intrigue de A Chorus Line, un immense succès de Broadway transposé à l’écran. Et c’est là, aussi, toute une histoire.
Tout a commencé en 1975, le soir de la première à Broadway. Cy Feuer et Ernest H. Martin assistent au spectacle et ont un coup de foudre immédiat. Ils proposent d’emblée 150000 dollars pour les droits d’adaptation au cinéma; mais le succès aidant, d’autres compagnies s’intéressent à l’affaire et font monter les enchères. C’est en fait cinq millions de dollars qu’il faudra verser pour acquérir les droits.
Dès 1977, plusieurs réalisateurs se succèdent: Michael Bennet, le metteur en scène de la pièce, qui y renonce rapidement; Mike Nichols, auteur du Lauréat, qui se désiste; Sidney Lumet, qui en a pourtant vu d’autres, finit par abandonner; James Bridges également. Pour le rôle de Zack, John Travolta et Michael Baryshnikov sont pressentis sans succès. En 1982, les responsables d’Embassy récupèrent le projet et pensent à Richard Attenborough qui avait déjà signé un film partiellement musical: «Ah, Dieu que la guerre est jolie». Au printemps 1983, la sélection des danseurs-chanteurs-acteurs commence enfin. Plus de trois mille candidats sont auditionnés, sur lesquels quatre cents sont retenus pour le deuxième tour. Au final, cent vingt d’entre eux dansent la séquence d’ouverture et dix-sept autres, bienheureux, prennent place sur la Chorus Line.
Diffusion jeudi à 20h45 sur Arte
À l’heure à laquelle sera diffusé le film d’Andy Tennant It Takes Two, les enfants seront peut-être éveillés. Car c’est à eux que ce produit s’adresse.
Amanda et Alyssa, 9 ans, se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Amanda vit dans un orphelinat. Délurée et gouailleuse, elle est la chouchoute de Diane, l’assistante sociale. Alyssa, petite fille modèle aux bonnes manières, passe les vacances d’été avec Roger, son père, un veuf millionnaire, dans une somptueuse propriété située près du lac Minoqua. Justement, Amanda et Diane arrivent dans un camps de vacances qui se trouve au bord de ce lac. Amanda et Alyssa se rencontrent et deviennent très vite amies. Roger doit épouser Clarice, une atroce pimbêche qu’Alyssa déteste. Les deux gamines élaborent alors un plan pour que Roger se marie avec Diane.
Le schéma des sosies est décidément inusable! Destiné exclusivement aux moins de 12 ans, ce produit se voudrait un conte de fées moderne. Il navigue, hélas, entre la mièvre bluette et le burlesque élémentaire.
Diffusion vendredi à 21h30 sur Future TV
variétés
«Le bleu de l’océan». Feuilleton français en cinq épisodes de Didier Albert, avec Claire Borotra, Bernard Verley, Alexandra Vandernoot, Mireille Darc, Philippe Caroit.
Une nouvelle série vient de débuter, depuis la semaine dernière sur TF1. C’est une de ces «sagas» d’été dont les téléspectateurs sont friands.
De quoi s’agit-il cette fois?
Talia Vargas, 20 ans, étudiante en zoologie, vit près de Saint-Jean-de-Luz avec Maria, sa mère. Un jour, Maria est victime d’un grave malaise. Mourante, elle fait une terrible révélation à Talia: «Je ne suis pas ta mère. Tu portes mon nom, mais tu es la fille d’Ariane et d’Abel». Ces derniers, mystérieusement disparus en mer, étaient respectivement l’épouse et le frère d’un homme d’affaires, Charles Delcourt. «Ne t’approche jamais de Charles...», seront les dernières paroles de Maria avant de s’éteindre. Déterminée à lever le voile sur ce mystère, Talia se rend chez le notaire...
Une saga romanesque doublée d’une intrigue policière. Tensions psychologiques, sentiments, ruses et rivalités rythment généreusement le scénario. De l’impressionnant Bernard Verley à la sensible Claire Borotra, une remarquable distribution donne vie à l’aventure et au mystère.
Diffusion mercredi à 20h55 sur TF1
«Koh-Lanta». Un jeu animé par Denis Brogniart. Réalisation: François Robin et Michel Hassan.
La loi du silence pèse sur les émissions de télé-réalité, et Koh-Lanta n’échappe pas à la règle. Les candidats sont aujourd’hui tous rentrés chez eux mais, afin de nous faire partager, tout l’été, leurs émotions et leurs surprises, ils sont tous tenus au secret. Alexandra a dû s’arrêter pour des raisons de santé puis, à son tour, Candice a craqué, épuisée psychologiquement, juste avant le deuxième conseil... Hélène, professeur de français à Nice, la première sur la liste des recalés lors du casting, a été désignée pour remplacer Alexandra.
Diffusion vendredi à 20h50 sur TF1
carnet
Guy Lux: une grande figure de la télévision française!
Il vient de mourir et c’est tout une image de la télé française qui disparaît. Comme on entre au carmel, Guy Lux s’était consacré à la télévision avec une passion exclusive, suscitant enthousiasme populaire et critiques féroces auxquelles il répondit un jour récent avec sa verve légendaire: «Quand je vois ce que l’on accepte aujourd’hui à la télévision, j’ai plutôt l’impression d’avoir été un esthète.» Il a manié pendant toutes ces années des milliers d’idées, inventé, innové, donné naissance à une quarantaine d’émissions: Le Palmarès de la chanson, Tous pour un, La classe, Intervilles, Interneige, Cadet Rousselle, Jeux sans frontières, Le schmilblic. (Télé 7 jours)
RUBRIQUE RÉALISÉE PAR Alain Plisson


Négociations avec Israël, normalisation, monopole des armes : les chiffres révèlent un Liban en morceaux