Rechercher
Rechercher

Actualités

Arrêt sur image La contre-allée

L’été est là: plus de doute possible.
Vous allez avoir droit à des vacances. Moi aussi. Seulement, voilà. Dans votre cas, c’est une certitude, dans le mien, une possibilité. Car, pour le moment et quelles que soient les prévisions météorologiques, je suis scotché à mon écran-télé, dans l’espoir de débusquer la petite bête qui me permettra de râler. Au cas où vous ne le saviez pas encore: je suis payé pour ça!
Mais au lieu de la bébête en question, j’ai découvert, à ma grande surprise, que je n’étais pas le seul râleur de la planète. Les gens qui se plaignent devant les caméras de la télévision sont plus nombreux que vous ne l’imaginez. J’en ai dénombré quelques-uns.
Ainsi, au Zimbabwe, le MDC râle contre le pouvoir. À Monrovia, c’est le Taylor (rien à voir avec la Liz ou le Robert de ma jeunesse) qui râle contre le LURD et vice versa. Au Congo, l’UPC râle contre la force internationale d’interposition.
Ne me demandez pas ce que toutes ces initiales veulent dire: je manque d’instruction.
En France aussi on grogne, à cette différence qu’il s’agit là d’un phénomène endémique. En Angleterre, Cook grogne contre Blair. Rien d’étonnant: il n’a jamais pu le «blairer»!
Cela ne va pas mieux chez nous. Là, au moins, tout le monde râle contre tout le monde. Plus personne ne fait l’unanimité, ni dans sa propre minorité, encore moins dans sa majorité.
Chez notre voisin du Sud, cela ne s’arrange pas non plus. Les extrémistes de tous bords clament haut et fort leur mécontentement. Figurez-vous qu’on veut leur imposer la paix, quelle horreur. La guerre, c’est tellement plus «fun».
J’ai même vu, comble d’ironie, un Irakien râler parce qu’il vivait mieux à l’époque de Saddam. Ce qui n’était certainement pas le cas de tous ces cadavres découverts dans des charniers. Des malheureux qui avaient eu sans doute le tort de râler. Voilà où cela les a conduit d’aller contre le vent!

Alain PLISSON

P.S.: La contre-allée, film d’Isabel Sebastian avec Caroline Cellier.
L’été est là: plus de doute possible.Vous allez avoir droit à des vacances. Moi aussi. Seulement, voilà. Dans votre cas, c’est une certitude, dans le mien, une possibilité. Car, pour le moment et quelles que soient les prévisions météorologiques, je suis scotché à mon écran-télé, dans l’espoir de débusquer la petite bête qui me permettra de râler. Au cas où vous ne le saviez pas encore: je suis payé pour ça!Mais au lieu de la bébête en question, j’ai découvert, à ma grande surprise, que je n’étais pas le seul râleur de la planète. Les gens qui se plaignent devant les caméras de la télévision sont plus nombreux que vous ne l’imaginez. J’en ai dénombré quelques-uns.Ainsi, au Zimbabwe, le MDC râle contre le pouvoir. À Monrovia, c’est le Taylor (rien à voir avec la Liz ou le Robert de ma...