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Actualités - Chronologie

DANS LE MONDE Interview de Jay Roach, réalisateur de « Meet the Parents »

Jay Roach s’est imposé en peu de temps comme l’un des réalisateurs de films comiques les plus talentueux d’Hollywood, bien qu’il n’ait réalisé, à ce jour, qu’un petit nombre de films. Après avoir connu le succès avec «Austin Powers 1 et 2», il récidive avec «Meet the Parents», une comédie dans laquelle il a su exploiter la même veine : un genre comique tout de même plus subtil. Raya Abi-Rached l’a rencontré à Londres. L’Orient-Le Jour : Était-il difficile de trouver la distribution idéale d’acteurs pour le film ? Jay Roach : Le processus était long mais il s’est accéléré dès que Robert De Niro fut impliqué dans le projet et que l’alchimie entre lui et Ben Stiller a très bien fonctionné. J’avais peur que Robert ne domine beaucoup, à cause de sa présence en tant qu’acteur, mais cela ne posa pas de problème, vu que le film suit le point de vue du personnage de Ben Stiller. Robert a quand même suggéré des idées, comme celle d’exagérer la réalité, ou encore de mettre un détecteur de mensonges, ce qui a fini par devenir la scène-clé du film. Il est magnifique pour le rôle et tellement professionnel. O.J. : Était-il intimidant d’avoir une aussi grande célébrité que De Niro sur le tournage ? J.R. : C’était vraiment très intimidant pour moi, Robert De Niro est une légende ! Mais c’était fantastique de travailler avec lui parce qu’il adore les réalisateurs et aime se laisser diriger, il est très respectueux. O.J. : Quelles furent les difficultés sur le tournage ? J. R. : Le plus dur pour l’équipe était de s’arrêter de rire : certaines scènes étaient tellement drôles que même les acteurs principaux n’arrivaient pas à se contrôler. Ben riait tout le temps aux éclats, et il lui arrivait même d’en oublier ses lignes. Nous avons filmé tellement de matériel inutilisable ! Aussi, Ben était très anxieux à l’idée de se répéter, vu que le tournage de Meet the Parents a eu lieu au moment de la sortie de There’s Something About Mary, et on devait faire attention aux similitudes de certaines scènes avec l’histoire du film. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on a opéré quelques changements dans le scénario. O.J. : En tant que gendre, vous êtes-vous jamais trouvé dans une situation similaire à celle du personnage de Ben Stiller? J.R. : Pas tout à fait, mais ce film reflète en quelque sorte les frayeurs de tout homme qui va rencontrer sa future belle-famille. Dans mon cas, bien que je n’ai rencontré mon beau-père qu’un an après mon mariage et qu’il s’est avéré être charmant, j’ai quand même offert les mauvais cadeaux et eu des attitudes étranges ! J’ai grandi dans un environnement moins culturel et moins intimidant que celui de ma femme, donc j’étais tellement anxieux, la première fois que j’ai dîné avec sa famille, j’ai fait les mêmes bêtises et je me suis comporté un peu comme le personnage de Focker durant la scène du dîner dans le film. O.J.: Quels sont vos réalisateurs de référence ? J.R. : Dans ma jeunesse, je n’ai vu que des films «grand public», comme E.T., mais par la suite, à l’université, j’ai découvert des réalisateurs qui m’ont fasciné et m’ont inspiré jusqu’à ce jour. J’adore les films de Hal Ashby, le réalisateur de Shampoo, et ceux de Woody Allen, qui mixent réalité et rêves. J’essaie de refléter dans mes films mes propres anxiétés sans pour autant être spécifique, afin de pouvoir toucher le plus grand public possible. Comme il y a tellement de comédies romantiques, par exemple, j’ai tenté de conférer à ce film un aspect varié, avec de l’humour noir. J’adore faire rire les spectateurs. O.J. : Vous allez bientôt tourner un troisième volet des aventures d’Austin Powers, pouvez-vous nous en parler ? J.R. : Oui, le volet n°3 se prépare, ce sera un retour au passé, durant les années 50, au temps où Austin et son ennemi, Dr Evil, fréquentaient la même université. Le tournage commencera l’année prochaine.
Jay Roach s’est imposé en peu de temps comme l’un des réalisateurs de films comiques les plus talentueux d’Hollywood, bien qu’il n’ait réalisé, à ce jour, qu’un petit nombre de films. Après avoir connu le succès avec «Austin Powers 1 et 2», il récidive avec «Meet the Parents», une comédie dans laquelle il a su exploiter la même veine : un genre comique tout de même plus subtil. Raya Abi-Rached l’a rencontré à Londres. L’Orient-Le Jour : Était-il difficile de trouver la distribution idéale d’acteurs pour le film ? Jay Roach : Le processus était long mais il s’est accéléré dès que Robert De Niro fut impliqué dans le projet et que l’alchimie entre lui et Ben Stiller a très bien fonctionné. J’avais peur que Robert ne domine beaucoup, à cause de sa présence en tant qu’acteur, mais cela...