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Actualités - Reportage

Les films à la télé Place aux jeunes!(photos)

En cette période de fêtes, les enfants sont privilégiés à la télé. Il y a des films qui sont «pensés» en fonction d’eux. C’est ainsi que, sans surprises, nous leur annonçons un superbe divertissement avec «Who Framed Roger Rabbit?», mélange de dessin animé et de personnages réels, «Fluber», où Robin Williams se transforme en homme-caoutchouc, «Hardball», où Keanu Reeves réussit à faire de jeunes sportifs des champions de base-ball, sans oublier un petit détour par l’histoire pour évoquer la guerre de Troie avec «Helen of Troy» et deux grands classiques du théâtre: «Cyrano de Bergerac», «revisité» par Jean-Pierre Rappeneau avec un énorme Gérard Depardieu, et «Shakespeare», revu et corrigé par Kenneth Branagh. Premier film inscrit à notre agenda de la semaine: Who Framed Rogger Rabbit? de Robert Zemeckis. Enquête policière, qui mêle personnages humains et héros de cartoons, dont le fringant et fou Roger Rabbit, sorti d’une BD échevelée. Une production Steven Spielberg, qui marque la rencontre entre une technologie de pointe, des effets spéciaux et la fantaisie du style Walt Disney. Le lapin Roger Rabbit est bien tourmenté: il a des doutes sur la fidélité de sa femme Jessica, une belle vamp aux formes généreuses. Tous deux, personnages de cartoons, partagent aussi l’univers humain. Un détective, Eddie, est chargé de surveiller la belle allumeuse. Il n’accepte pas la filature de gaieté de cœur, son frère ayant été tué par un «toon», héros de cartoons. L’enquête commence et le drame se produit: Eddie surprend l’infidèle dans les bras d’un roi des farces et attrapes, Marvin Acme, qui va être assassiné... Curieux conte de fées, qui allie l’imaginaire au réel, mené sur un rythme insensé. Magie des images, magie de la musique, magie d’une confusion entretenue par des rapports inattendus entre comédiens et personnages de cartoons. Diffusion samedi à 17h30 sur Future TV Any Man’s Death de Tom Clegg bénéficie d’une excellente distribution, avec John Savage, Mia Sara, Ernest Borgnine. Et d’un sujet qui sort des sentiers battus. L’action se déroule en Afrique. Un jeune reporter découvre, par le plus grand des hasards, qu’un criminel de guerre nazi se cache sous une fausse identité. Cette découverte va lui valoir, naturellement, une somme d’ennuis avant d’en arriver à une fin moralisatrice à souhait. Le tout se laisse voir sans grand intérêt. Diffusion samedi à minuit sur LBCI Lorsque la Warner Bros décida de produire Helen of Troy, la compagnie espérait marcher sur les traces de Quo Vadis qui avait pavé la voie à la résurgence d’un genre oublié, «le peplum». La Fox avait produit avec succès The Robe, la Columbia avait réalisé Salomé et la MGM allait suivre avec King of Kings, sans compter le triomphe que Cécil B. de Mille avait obtenu au début des années 50 avec son Samson and Delilah. La figure mythique d’Hélène, pour qui fut déclenchée la guerre de Troie, et qui motiva le départ de Grèce de mille navires afin de récupérer l’infidèle (qui avait quitté son mari pour le beau Pâris), avait tout pour séduire. Comme pour Quo Vadis, l’équipe américaine, dirigée par Robert Wise, prit le chemin de Rome afin d’occuper les studios de Cinecitta. Et du coup, ce fut une actrice italienne, Rossana Podesta, qui se vit attribuer le rôle d’Hélène et le Français Jacques Sernas, celui de Pâris. Le couple était bien joli mais il manquait terriblement de passion. Tout le film d’ailleurs souffre d’anémie, sauf lorsque les scènes de combat envahissent l’écran, que les flèches volent dans tous les sens, que les murailles imprenables de Troie font l’objet d’assauts répétés et lorsqu’enfin la ville est mise à feu et à sang après que le cheval de bois, laissé par les Grecs dans leur retraite, fut introduit dans la ville. Les scénaristes, qui s’étaient relayés sur le scénario, ne furent visiblement pas inspirés par les beaux yeux d’Hélène, comme le fut Pâris. Et les dialogues souffrirent d’anachronismes flagrants. Une équipe d’acteurs shakespeariens se battit vainement pour donner vie à des personnages inexistants. On retiendra l’apparition de Brigitte Bardot, qui était encore à ses débuts. Diffusion samedi à minuit sur Future TV Avec Flubber, de Lee Mayfield, nous sommes en présence d’un pur produit des studios Disney. Les aventures délirantes d’un savant tête en l’air, qui a mis au point une substance élastique révolutionnaire. Savant génial et distrait, Phillip Brainard est fiancé à Sara Jean Reynolds, proviseur du lycée de Medfield, où il enseigne les sciences physiques. L’établissement menace de fermer ses portes, faute de pouvoir rembourser une dette contractée auprès de Chester Hoenicker, un homme d’affaires sans scrupules. Philip espère résoudre le problème grâce aux profits que pourrait lui rapporter sa dernière invention, une matière élastique révolutionnaire, puissante source d’énergie. Un soir, à la faveur d’une explosion dans le laboratoire, la substance gélatineuse prend vie... Une farce à usage familial, où Robin Williams ne se fait pas prier pour jouer les professeurs Nimbus. Avec des effets spéciaux rigolos, qui feront la joie des plus jeunes. Diffusion dimanche à 17h30 sur Future TV On ne compte plus les nombreuses adaptations à l’écran de l’admirable Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. Même Hollywood s’y intéressa dans les années 50 et cela valut à son interprète du moment, José Ferrer, qui ne déclamait pas des vers, mais de la prose... C’est certainement la version de Jean-Pierre Rappeneau, tournée en 1990 avec Gérard Depardieu, qui est la plus réussie. C’est indéniablement la plus cinématographique aussi, la caméra de Rappeneau étant aussi fluide que possible, les scènes de bataille parfaitement réglées et les décors plus vrais que nature. Sans oublier un magnifique Gérard Depardieu, à la fois grotesque et émouvant, éclatant de verve ou jouant sur la retenue dans la scène finale notamment. Cyrano est amoureux de sa cousine Roxane, une jolie précieuse. Lors d’un rendez-vous, Roxane lui avoue qu’elle aime Christian de Neuvillette, et fait promettre à Cyrano de le protéger. Cyrano s’y engage et, en plus de sa protection, il offre à Christian son esprit pour l’aider à rédiger ses déclarations d’amour. Malheureusement, Christian trouve la mort durant la guerre contre l’Espagne. Roxane se retire dans un couvent et comprend, juste avant la mort de Cyrano blessé dans un lâche attentat, que c’était lui l’homme qu’elle aimait, l’auteur de ces déclarations enflammées... Diffusion lundi à 23h15 sur TV5 Le monde de la finance est une jungle et Cash McCall, de Joseph Pevney, le démontre amplement. James Garner incarne un homme d’affaires qui a le don de racheter les firmes en faillite, de les remettre sur les rails et de les revendre aux meilleures conditions. Cette fois-ci, Cash a jeté son dévolu sur la Grant Austen Plastics, qui est au bord du gouffre. Mais le séduisant Cash tombe amoureux de la fille de Grant Austen et cela va remettre en cause toutes ses conceptions et ses principes. Adapté d’un roman de Cameron Hawley, Cash McCall n’est rien de plus qu’un divertissement défendu par de très bons interprètes: Natalie Wood, Dean Jagger, Nina Foch, mais il ne traite les problèmes que d’une manière aussi superficielle que convenue. Diffusion lundi à 01h00 sur Future TV Que dire à propos de Dead Bang, de John Frankenheimer, sinon qu’il s’agit d’une histoire vraie. C’est celle d’un détective, John Beck, que Frankenheimer aurait connu, et qui se vit retirer sa licence à cause de son penchant pour l’alcool. Sa vie privée était alors un échec total. Ce qui va le sauver à chasser ses démons, c’est la chasse à l’homme qu’il va entreprendre pour neutraliser le chef d’un réseau fasciste qui sévit du côté de Los Angeles. Et cette chasse à l’homme constitue l’essentiel de ce film qui n’a pas redoré le blason de son réalisateur. Celui-ci fut, dans les années 70, le chef de file d’un renouveau du cinéma américain. Scénario bidon, dont on devine tous les développements mais dans lequel la critique française a trouvé une réalité sociale et politique, dans l’explotation d’une forme de fascisme à l’américaine. Rien ne distingue Dead Bang de beaucoup d’autres films du genre sinon qu’à un moment donné le héros (incarné par Don Johnson) vomit sur l’un des suspects. Diffusion mercredi à 20h35 sur LBCI Goodbye My Fancy fut un gros succès à Broadway avant de devenir un film. Dans ce qui se voulait être une comédie de mœurs, Joan Crawford incarne un député en jupons qui est invitée par l’université où elle fit ses études afin de recevoir une distinction honorifique. En fait, si celle-ci accepte de faire le voyage c’est dans le but de voir ce qu’est devenu son soupirant de l’époque, à présent devenu une personnalité locale. Le voyage est couvert par un journaliste zélé qui va fourrer son nez dans ce qui ne le regarde pas. En fait de comédie, le film est interprété par Joan Crawford dans un registre «volontaire» et le metteur en scène George Sherman, dépassé par les caprices de sa vedette, a complètement perdu de vue son sujet. D’autant plus que sur le plateau, on raconte que les relations entre Joan Crawford et la jeune Janice Rule, qui faisaient ses débuts, étaient plus qu’orageuses... Diffusion mercredi à 01h00 sur Future TV Le base-ball n’a jamais été la tasse de thé de nos cinéphiles. Ajoutez à cela que Hard Ball de Brian Robbins, basé encore une fois sur une histoire vraie, celle du joueur Daniel Coyle, cumule tous les poncifs du genre. C’est Keanu Reeves qui, à l’écran, devient Daniel Coyle, un joueur invétéré qui se détruit progressivement aux stupéfiants. Un de ses amis, qui a décidé de lui venir en aide, lui propose d’entraîner une équipe de jeunes sportifs. Grâce à ce «coach» inattendu, les enfants vont aller vers la victoire, ayant été sacrément motivés. Malgré son côté «popcorn», Hard Ball sonne vrai et démontre qu’il suffit d’une personne pour pouvoir changer le destin d’un groupe donné. Si vous avez la patience de suivre la formation des jeunes au base-ball, ce film pourrait réussir à vous intéresser... Diffusion mercredi à minuit sur LBCI Encore une de ces biographies comme les aiment les Américains. Avec What’s Love Got to Do With it?, Brian Gibson s’est attaqué à l’adaptation d’un livre autobiographique écrit par Tina Turner. D’où le titre du film qui est aussi celui d’une des chansons les plus célèbres de Tina. Pour Anne Mae Bullock, 17 ans, tout commence un soir, à Saint-Louis, lorsqu’elle accompagne sa sœur dans le club où elle est barmaid. Elle y rencontre Ike Turner, le chanteur-leader du groupe des Kings of Rhythm, et passe une audition. Il est séduit par sa voix exceptionnelle et l’engage comme choriste. Elle devient très vite, sous le prénom de Tina, la chanteuse vedette du groupe, qui connaît le succès grâce à elle. Ike en fait sa maîtresse, puis sa femme. Coureur, autoritaire et violent, il lui impose de cohabiter avec ses conquêtes et la soumet à un rythme de travail harassant. Sous l’emprise de la drogue, il la bat. Après quinze ans de souffrances et d’humiliations, Tina part et demande le divorce. Elle continue sa carrière seule et devient une star du rock. Cette autobiographie fait de Tina la victime de Ike, d’où un personnage à une dimension, mais Angela Bassett fait une création tellement éblouissante que l’on ne peut s’empêcher d’applaudir la performance, aussi bien dans les moments dramatiques que dans les numéros chantés. Diffusion jeudi à 21h30 sur Future TV Encore une adaptation, une de plus, de Hamlet de Shakespeare. Il n’en finit donc pas d’y avoir quelque chose de pourri au royaume du Danemark: la pourriture, en l’occurrence, c’est le roi, Claudius, qui a empoisonné son frère par l’oreille pour lui piquer son job (roi, donc) et sa femme (Gerturde). À propos d’oreille, Hamlet ne l’entend pas de celle-là: après que le fantôme de son papa lui a révélé la fétide vérité, le fils du feu se fait fou et se met à pourrir – comme on se retrouve – la vie de son oncle, de sa mère, de ses copains, et même de sa chère Ophélie qui – ô infortuné destin coquin – tourne maboule. On est loin ici de l’académisme théâtralisant de Zeffirelli et Gibson (90), comme d’ailleurs de l’hystérie branchée du dernier Roméo & Juliette. Et près de quarante ans après les émois très tragiques de Laurence Olivier, du sang a coulé sous les ponts-levis. Étonnamment, c’est davantage le Branagh de Frankenstein que celui de Beaucoup de bruit pour rien qu’on retrouve ici. Mais, cette fois, avec réussite. À la manière d’un 35-tonnes emballé, Kenneth nous happe dans son sillage inspiré et sauvage, nous ramène d’un coup dans un somptueux XIXe siècle Empire, et nous entraîne à grandes enjambées dans cet imbroglio aussi sanglant qu’émouvant, aussi invraisemblable qu’incroyablement lucide sur l’âme humaine, aussi hilarant que poétique – car cette langue est belle, même pour des oreilles non angloditives. Tout cela a certes la légèreté d’un opéra de Giuseppe Wagner, mais ça en a aussi l’efficacité et c’est peu dire que cette épopée tous azimuts s’y prête. Accepter cette énormité globale, c’est adopter le film. Diffusion jeudi à 01h00 sur Future TV PORTRAIT David Pujadas: celui par qui le journal arrive Sourcils drus et mâchoire carrée, adoucie par un sourire espiègle, ce fier Catalan de 36 ans, transfuge de LCI, semble avoir été formaté par CNN. Rigueur et bonne relance, sens du tacle, mais toujours correct, il aurait pu, sur un terrain de foot, être un excellent défenseur central. Diplômé de Sciences-Po, prix Bois-d’Arcy du meilleur espoir du journalisme, il a décroché, en 1999, l’Ithème (équivalent du 7 d’Or du câble et du satellite) pour son Grand Journal qu’il présentait, sur LCI, depuis 1996. Un moment tenté par l’Ena, il a préféré le journalisme. «Je voulais un métier ouvert sur le monde», dit-il. Aussi, avec sa nouvelle équipe, il compte bien réaliser un journal dans lequel l’international occupe une grande place: «Je ne suis pas tenté par un journal-miroir comme celui de TF1 dans lequel on projette aux Français une image d’eux-mêmes. Nous avons un réseau important de correspondants à l’étranger qu’il faut exploiter. C’est plus dans la manière de faire que sur le fond qu’il nous faut changer. Il est possible de parler de la Macédoine sans être rébarbatif. On peut guider les téléspectateurs par des histoires individuelles.» L’ancien du Droit de savoir, sur TF1, compte également relancer l’investigation. «Le retour d’une enquêtrice comme Michèle Finnes à France 2 est révélateur. Notre volonté, avec elle, est de monter des coups. Et proposer des témoignages inédits sur des affaires en cours ou anciennes.» Et ce père de famille discret (il a deux petites filles) de conclure: «Le journalisme, c’est la vie». L’ACTUALITÉ «Mutant X»: la série qui fait un tabac aux USA La Geomex a créé des humains à l’ADN modifié qu’elle veut maintenir en captivité. Mais Adam, le chercheur à l’origine du projet, aidé par des mutants qui ont fui cette organisation gouvernementale, est décidé à retrouver ces enfants de la manipulation génétique. Il devra affronter les sbires de l’ignoble Mason Eckhart, au look entre Andy Warhol et Karl Lagerfeld. Le titre de la série et les dons de ces super héros (téléphathie, rapidité...) font penser aux X-Men. Au point que la Fox a intenté un procès aux producteurs. Les effets spéciaux feront eux, toutes proportions gardées, plutôt songer à Matrix. Cette série a supplanté Andromeda ou VIP en termes d’audience aux États-Unis.
En cette période de fêtes, les enfants sont privilégiés à la télé. Il y a des films qui sont «pensés» en fonction d’eux. C’est ainsi que, sans surprises, nous leur annonçons un superbe divertissement avec «Who Framed Roger Rabbit?», mélange de dessin animé et de personnages réels, «Fluber», où Robin Williams se transforme en homme-caoutchouc, «Hardball», où Keanu Reeves réussit à faire de jeunes sportifs des champions de base-ball, sans oublier un petit détour par l’histoire pour évoquer la guerre de Troie avec «Helen of Troy» et deux grands classiques du théâtre: «Cyrano de Bergerac», «revisité» par Jean-Pierre Rappeneau avec un énorme Gérard Depardieu, et «Shakespeare», revu et corrigé par Kenneth Branagh. Premier film inscrit à notre agenda de la semaine: Who Framed Rogger Rabbit? de...