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Actualités - Opinion

Arrêt sur image Ce cher disparu

Il avait l’air bien triste, l’autre soir à la télé, Adel Karam. Lui qui, généralement, dispense la bonne humeur n’était visiblement pas de bonne humeur! Il présentait le dernier volet de La Youmal, le programme quotidien qu’il avait animé durant la période du ramadan. Après la fermeture de la chaîne sur laquelle il a officié des années durant, Adel cherche manifestement à s’imposer ailleurs, en solo. Seulement voilà: peut-on imaginer, toutes proportions gardées, Abbott sans Costello, Laurel sans Hardy, ou Astérix sans Obélix? Sans ses potes de S. L. Chi, Adel a l’air d’un orphelin. Puisse-t-il retrouver bien vite, pour notre plus grand bonheur, sa famille télévisée. Retrouvailles, par contre, avec quelqu’un qui s’est fait très rare ces dernières années à la télé: Raymond Devos. Pour fêter ses 80 ans, la télé avait mis le paquet, en réunissant autour de lui un plateau de célébrités venues lui rendre hommage. Au moment de nous quitter, il a préféré nous dire, en guise d’au revoir, ce que serait l’émission posthume qui lui serait consacrée après sa disparition. En se la souhaitant pour le plus tard possible! Cela commence avec une équipe venue enregistrer, en exclusivité, son dernier cri. Et Devos de s’exécuter. Hélas, il dut s’y prendre à plusieurs fois, le dernier cri ayant été jugé trop «gai» par le preneur de son. Et lorsqu’enfin, au terme de multiples tentatives, le comédien essoufflé eut la curiosité de demander la date à laquelle cette émission posthume serait diffusée, il se vit répondre: «C’est à vous de décéder». Un bel hommage posthume – un vrai cette fois – a été rendu à Alexandre Dumas. L’amalgame du «populaire», avec l’hommage d’une foule d’anonymes accompagnant jusqu’au Panthéon le cortège funèbre par un froid glacial et de «l’officiel» avec un chef d’État dignement respectueux venu s’incliner devant le cercueil, fut parfaitement réussi. Un grand moment, comme on n’en vit pas souvent dans la vie. Et encore moins, à la télévision! La reconnaissance est un privilège d’État! Alain PLISSON P.-S.: Ce cher disparu (The Loved One), film de Tony Richardson avec Rod Steiger, James Coburn.
Il avait l’air bien triste, l’autre soir à la télé, Adel Karam. Lui qui, généralement, dispense la bonne humeur n’était visiblement pas de bonne humeur! Il présentait le dernier volet de La Youmal, le programme quotidien qu’il avait animé durant la période du ramadan. Après la fermeture de la chaîne sur laquelle il a officié des années durant, Adel cherche manifestement à s’imposer ailleurs, en solo. Seulement voilà: peut-on imaginer, toutes proportions gardées, Abbott sans Costello, Laurel sans Hardy, ou Astérix sans Obélix? Sans ses potes de S. L. Chi, Adel a l’air d’un orphelin. Puisse-t-il retrouver bien vite, pour notre plus grand bonheur, sa famille télévisée. Retrouvailles, par contre, avec quelqu’un qui s’est fait très rare ces dernières années à la télé: Raymond Devos. Pour fêter ses...