Il paraît, à en croire un magazine spécialisé, que les «Reality Shows» sont l’avenir de la télé. De mon temps, on disait que la femme était l’avenir de l’homme. Depuis, bien d’eau a coulé sous les ponts. Autres temps, autres mœurs, et Louis Aragon n’écrivait pas pour les magazines «spécialisés». Il faut bien l’admettre – l’audimat en témoigne – que le public en redemande. Avec une forme d’intérêt qui ressemble fort à la perversité. Car à quoi rime le fait d’enfermer dans un loft ou ailleurs quelques spécimens sinon dans l’espoir de voir qui va séduire qui! Idem pour les opérations séductions, genre L’île de la tentation. Là, vous choisissez des couples unis (en apparence!) et vous mettez leur fidélité à l’épreuve. Pour monsieur, on le livrera à quelques créatures siliconées tandis que madame sera confrontée à quelques machos body-buildés et advienne que pourra. On a plutôt envie de dire «pouah»! S’il y a les voyeurs, il y a aussi les sadiques à satisfaire. Pour ceux-là, la formule est différente: on envoie croupir sur une île déserte quelques pseudos Robinson et on attend de voir qui va crever de faim le premier! Dans ce cas précis, ce n’est plus la morale qui est en berne, mais le moral des participants. Il y a eu aussi des tentatives qui se voulaient moins suspectes: comment trouver l’âme sœur à un millionnaire en quête de félicité conjugale. Tu parles! L’émission fit long feu lorsque la future millionnaire s’aperçut que son fiancé était tout simplement... impuissant mais pas du côté portefeuille. Jusqu’où ira-t-on? N’a-t-on pas vu des journalistes femmes présenter les informations en soutien-gorge? Cela se passait en Russie. Où il ne fait pas particulièrement chaud pourtant pour prétexter la canicule! Si la télé de demain c’est «ça», autrement dit le nivellement par la marginalité et l’exhibitionnisme, j’en viens déjà à regretter les séries mexicaines, les feuilletons égyptiens, les seins cachés des unes et les moumoutes des autres! Car à trop puiser dans le vivier des Go-Go Girls – question casting – c’est le spectateur que l’on prend forcément pour un gogo! À la télé, cash rime de plus en plus avec trash! Alain PLISSON P.-S.: Trash, film de Paul Morissey avec Joe Dallessandro.
Il paraît, à en croire un magazine spécialisé, que les «Reality Shows» sont l’avenir de la télé. De mon temps, on disait que la femme était l’avenir de l’homme. Depuis, bien d’eau a coulé sous les ponts. Autres temps, autres mœurs, et Louis Aragon n’écrivait pas pour les magazines «spécialisés». Il faut bien l’admettre – l’audimat en témoigne – que le public en redemande. Avec une forme d’intérêt qui ressemble fort à la perversité. Car à quoi rime le fait d’enfermer dans un loft ou ailleurs quelques spécimens sinon dans l’espoir de voir qui va séduire qui! Idem pour les opérations séductions, genre L’île de la tentation. Là, vous choisissez des couples unis (en apparence!) et vous mettez leur fidélité à l’épreuve. Pour monsieur, on le livrera à quelques créatures siliconées...
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